Principaux renseignements
- Les constructeurs européens de poids lourds plaident en faveur d’un report de trois ans des objectifs en matière d’émissions de CO₂ fixés pour 2030.
- Les coûts énergétiques élevés et l’insuffisance des infrastructures de recharge freinent l’adoption des véhicules zéro émission.
- Les leaders du secteur exhortent l’UE à privilégier une réforme systémique du réseau électrique plutôt que des obligations strictes.
En raison d’obstacles importants, tels que les prix élevés de l’énergie et le manque d’infrastructures de recharge, les constructeurs européens de poids lourds demandent un report de trois ans des objectifs de l’Union européenne en matière d’émissions de CO₂ pour 2030. Selon le secteur, les conditions actuelles rendent difficile pour les acheteurs le passage à des modèles zéro émission, qui ne représentent actuellement que 2,4 % des nouvelles immatriculations de poids lourds.
Des objectifs irréalistes
Selon l’Association européenne des constructeurs automobiles, le cadre réglementaire actuel impose une réduction de 43 pour cent des émissions de CO₂ des véhicules lourds neufs d’ici 2030 par rapport aux normes fixées pour 2025. Les constructeurs qui ne respecteront pas cet objectif s’exposent à de lourdes amendes.
Compte tenu du faible taux d’adoption des véhicules zéro émission, les constructeurs avertissent que ces objectifs risquent de devenir irréalistes.
Appels à une réforme systémique des infrastructures
De grands acteurs du secteur, tels que Scania, Iveco, Daimler Truck et DAF Trucks, ont souligné l’urgence d’apporter des améliorations systémiques. Ils réclament une intégration accélérée au réseau électrique, un réseau plus étendu de bornes de recharge et un financement accru pour les infrastructures durables.
Une pression plus large
Parallèlement, en réponse à la pression exercée par l’ensemble du secteur automobile, l’UE examine la possibilité de revenir sur l’interdiction prévue pour 2035 concernant les véhicules neufs équipés d’un moteur à combustion interne.
(at)
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