L’Iran souhaite acquérir de nouveaux drones russes Geran-5 équipés d’un moteur à réaction


Principaux renseignements

  • L’Iran cherche à se procurer le drone à réaction Geran-5, modifié par la Russie, pour l’utiliser contre des cibles américaines et israéliennes.
  • Des améliorations techniques transforment ces appareils en missiles de croisière à grande vitesse, pilotés par l’IA et dotés d’une grande précision de tir.
  • La Russie accélère le développement en testant les modifications directement en situation de combat réel.

Selon des informations du Financial Times s’appuyant sur des sources des services de renseignement occidentaux, l’Iran cherche à acquérir une version modifiée du drone Shahed auprès de la Russie.

Geran-5

Alors que Téhéran fournissait à l’origine des appareils à hélice, Moscou a transformé ce modèle en Geran-5 à réaction, que l’Iran a désormais l’intention de déployer dans des conflits impliquant les États-Unis et Israël.

Mise à niveau majeure

L’évolution de cette arme a été considérable. Alors que le Geran-1 initial atteignait une vitesse de 185 km/h et transportait une charge utile de 20 kg, le Geran-5, plus perfectionné, peut voler à 600 km/h, transporter une ogive de 90 kg et opérer sur des distances de 1 000 km.

La nouvelle cellule s’apparente davantage à un missile de croisière qu’à un drone traditionnel. Ces améliorations comprennent des modems maillés chinois, des antennes russes pour contrer les interférences électroniques, une navigation pilotée par l’IA et l’imagerie thermique.

Ciblage de précision

Serhii « Flash » Beskrestnov, consultant en technologies de défense auprès de la présidence ukrainienne, a expliqué que ces drones permettent aux opérateurs d’identifier et d’acquérir des cibles à des altitudes comprises entre 2 et 5 kilomètres, après quoi l’appareil engage la cible de manière autonome.

Il a souligné que la quasi-totalité des drones à réaction utilisés par la Russie en Ukraine sont équipés de ces systèmes de caméras.

Production rationalisée

Le développement rapide de ces armements est attribué au processus de production rationalisé de la Russie. Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies, a souligné que la fabrication de ces drones est bien moins complexe que celle des chars, qui nécessite des machines coûteuses et spécialisées.

Par conséquent, le Kremlin a contourné les phases d’essais traditionnelles et fastidieuses, préférant intégrer directement les modifications dans la production et les affiner grâce à l’expérience acquise au combat. (fc)

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