Principaux renseignements
- L’inflation annuelle au Royaume-Uni s’est maintenue à 2,8 pour cent.
- Les interventions gouvernementales, telles que la réduction des factures d’énergie et le gel des taxes sur les carburants, ont permis de stabiliser les dépenses des ménages.
- La Banque d’Angleterre devrait maintenir ses taux d’intérêt actuels tout en surveillant les risques liés à l’approvisionnement mondial en pétrole.
Contrairement aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une hausse à 3 pour cent, le taux d’inflation annuel au Royaume-Uni est resté stable à 2,8 pour cent le mois dernier. Les données de l’Office national des statistiques (ONS) révèlent que les hausses de prix liées au carburant et aux transports ont été contrebalancées par un ralentissement de la hausse des prix des denrées alimentaires.
Du carburant plus cher, des denrées alimentaires moins chères
La stabilité fait suite à une baisse précédente à 2,8 pour cent en avril, largement attribuée à l’impact des réductions des factures d’énergie mises en place par la chancelière Rachel Reeves lors du budget précédent.
Grant Fitner, économiste en chef de l’ONS, a noté que si l’essence, les tarifs aériens et les taxes sur les véhicules ont fait grimper les coûts, ces hausses ont été contrebalancées par la baisse des prix des légumes, des produits laitiers et de la viande, ainsi que par une diminution du prix du fioul domestique. De plus, alors que les coûts des matières premières – en particulier les produits chimiques – ont continué d’augmenter, la hausse des prix à la sortie d’usine s’est ralentie, grâce notamment à une baisse du coût des automobiles de fabrication britannique.
Stratégie gouvernementale
La chancelière Rachel Reeves a défendu la stratégie économique actuelle, affirmant que l’approche du gouvernement avait permis de maintenir l’inflation à un niveau stable malgré les pressions mondiales sur les prix résultant du conflit au Moyen-Orient.
Elle a mis en avant le gel des tarifs ferroviaires et des droits d’accise sur les carburants, ainsi que les réductions des factures d’énergie, comme des mesures essentielles pour protéger les ménages et les entreprises commerciales contre la flambée des dépenses.
La banque centrale dans l’expectative
Malgré cette stabilité, le taux d’inflation reste supérieur à l’objectif de 2 pour cent fixé pour la Banque d’Angleterre. Alors que les décideurs politiques se préparent à la décision de jeudi sur les taux d’intérêt, on s’attend à ce que les coûts d’emprunt restent à 3,75 pour cent pendant que la banque centrale évalue le contexte géopolitique.
Plus précisément, la fermeture du détroit d’Ormuz a fait grimper les prix du pétrole, entraînant par la suite une hausse du coût des engrais, des produits chimiques et des carburants. Les experts se montrent optimistes quant au fait qu’un accord récent entre le gouvernement iranien et Donald Trump permettra de rétablir l’accès maritime à ce corridor stratégique et d’atténuer les pressions inflationnistes supplémentaires.
(at)
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