Éric Zemmour, figure de l’extrême droite, envisage de se présenter à nouveau à l’élection présidentielle en France


Principaux renseignements

  • En France, il y a des spéculations sur le retour d’Éric Zemmour, le parti Reconquête (REC) pour les élections présidentielles de 2027.
  • Cela est dû à une déclaration de Sarah Knafo lors d’un comité du parti.
  • Elle a perdu lors des élections municipales de Paris, ce qui l’a amenée à ne plus se présenter aux élections présidentielles.

Dans les médias français, il y a des soupçons concernant l’extrême droite Éric Zemmour et sa possible candidature aux élections présidentielles de 2027. Pour sa jeune amie Sarah Knafo, c’est pour l’heure exclu, après son score décevant aux municipales de Paris. C’est ce qu’annonce Le Monde.

Qui sont Zemmour et Knafo ?

Éric Zemmour est un homme politique et écrivain français. Il a également été journaliste politique pour le journal Le Figaro de 1996 à 2021. Il a ensuite fondé son parti Reconquête (REC). Ce parti a une signature d’extrême droite. En 2022, il a participé aux élections présidentielles françaises, mais il n’a pas passé le premier tour. Il a obtenu 7 pour cent des voix et s’est donc retrouvé en quatrième position. Pour passer au second tour, un candidat doit se classer parmi les deux premiers.

Sarah Knafo est une femme politique française et partenaire de Zemmour. Elle est aussi membre de Reconquête. En 2026, elle a participé aux élections municipales à Paris. Elle s’est cependant retirée de l’élection, au profit de Rachida Dati.

Spéculations lors du comité

Lors de déjeuners à Paris, Sarah Knafo était beaucoup moins claire. Elle a expliqué à ses interlocuteurs que le duo d’extrême droite déciderait en juillet, en fonction de leurs intentions de vote respectives. Lundi 1ᵉʳ juin, lors du comité opérationnel du parti Reconquête, Sarah Knafo a utilisé cette formule : « Les médias ont constaté qu’Éric serait probablement notre candidat. » Elle n’a pas dit si « les médias » avaient raison. C’est ce qu’observe l’un des participants, qui avait tous été laissés à leurs spéculations. Il n’est pas clair s’il s’agit d’une capitulation ou d’une remarque politique de sa part.

Dans ce parti, où les décisions sont prises dans le domicile parisien du couple, tout le monde considère le débat comme clos. « Tout le monde est d’accord pour dire que ça doit être lui : il a la plus grande notoriété. Les sondages ne montrent pas de différence entre elle et lui », a souligné Geoffrey Fournier-Delattre, responsable de la cellule programmatique. « Je ne vois pas pourquoi il ne serait pas le candidat. Je l’ai vu devenir de plus en plus motivé ces derniers mois. Il veut défendre ses idées.

Départ de quatre eurodéputés

Le parti a perdu quelques membres depuis juin 2024. Il s’agit du départ de quatre des cinq eurodéputés fraîchement élus. L’une d’entre elles est Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Après son départ, elle a fondé le parti Identité Libertés. Un autre membre qui est parti est Stanislas Rigault. Il est l’ancienne figure du mouvement des jeunes qui a fondé son agence de communication. Depuis mars, le groupe a également perdu de son tranchant.

La cause en est le retrait inconditionnel de Sarah Knafo en faveur de Rachida Dati, au second tour des élections municipales à Paris. Cela est dû au fait que Dati ne voulait pas faire de coalition avec Knafo contre les partis de gauche. « Si Sarah Knafo avait obtenu un autre résultat aux élections municipales de Paris, ou si les sondages avaient montré une différence claire entre les deux, il y aurait peut-être eu un débat pour les gens », analyse Stanislas Rigault, ex-leader de Reconquête.

Proposition pour consultation

Une décision prise sans concertation avec ses camarades de campagne, mais après consultation de Vincent Bolloré, selon un participant à la campagne. Le retrait de la candidature a provoqué des rancœurs internes et peut dérouter une partie de ses électeurs, qui se sentent très éloignés d’un ministre d’Emmanuel Macron, d’autant que cela n’a pas suffi à sauver la droite parisienne. La décision était cependant en accord avec la stratégie de l’« union des droites » portée par Reconquête et avec l’ambition de Sarah Knafo de paraître pleinement intégrée au jeu des droites républicaines, malgré quelques binationaux.

Fondations inchangées

Depuis les élections municipales, Sarah Knafo n’a plus rétabli le nom de son parti sur ses réseaux sociaux. Toujours dans l’optique de se défaire de son image radicale, elle s’interroge en privé sur son appartenance à son groupe au Parlement européen. Mais quitter ce groupe, dont elle est vice-présidente, signifierait aussi qu’elle perdrait des moyens financiers importants pour le recrutement de collaborateurs. Cela souligne son soutien.

Éric Zemmour n’a pas renoncé à la radicalité de son discours. Son livre Suicide français n’est pas exempt des propos relativisant les crimes de Vichy ou les agressions sexuelles. Dans ses deux addenda, en introduction et en conclusion, l’ex-candidat à la présidentielle de 2022 souligne sa propre clairvoyance. Il appelle à un « réveil de l’Occident », sans doute provoqué par l’arrivée de millions de personnes de culture arabo-islamique, par l’industrie chinoise, par les « lobbys » LGBT et antiracistes et par « l’universalisme nihiliste ».

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