Principaux renseignements
- La Belgique a atteint un niveau record d’importations d’électricité après la fermeture de ses derniers réacteurs nucléaires.
- La maintenance stratégique de Doel 4 et de Tihange 3 a considérablement réduit la production d’électricité nationale.
- Les énergies renouvelables, dont la production est volatile, n’ont pas réussi à compenser la perte massive de capacité nucléaire.
La Belgique a connu une hausse sans précédent de ses importations d’électricité, avec un solde importateur dépassant les 2 TWh pendant trois mois consécutifs. Cette tendance a débuté début avril, coïncidant avec la fermeture des deux derniers réacteurs nucléaires en service dans le pays. En conséquence, au deuxième trimestre 2026, les importations nettes ont atteint 7,5 TWh, dépassant le précédent record historique de 6,2 TWh enregistré fin 2015. Ces approvisionnements énergétiques provenaient principalement des Pays-Bas et de la France.
La maintenance nucléaire affecte la production
Le recul de la production d’électricité nationale est en grande partie imputable à la maintenance stratégique et à la modernisation des réacteurs de Doel 4 et de Tihange 3. Ces installations ont été mises hors service afin de mettre en œuvre des améliorations en matière de sécurité et de prolonger leur durée de vie opérationnelle d’une décennie, un processus qui devrait durer jusqu’au début du mois de novembre.
Alors que ces centrales contribuaient auparavant à hauteur de plus de 1 500 GWh par mois pendant l’hiver, leur production a chuté à près de zéro après le mois d’avril, marquant ainsi un plus bas historique de la production d’énergie nucléaire belge.
Fluctuations de la production brute
Entre juillet 2025 et juin 2026, la production brute d’électricité a connu d’importantes fluctuations. Le niveau le plus bas a été atteint en mai 2026, avec seulement 4 052 GWh produits, le chiffre mensuel le plus bas depuis le début des relevés en 2008.
À l’inverse, la production a atteint son pic en janvier 2026 avec 6 484 GWh, grâce à une augmentation de la production des centrales thermiques au gaz naturel destinée à compenser une forte baisse des importations en provenance de France.
Rôle des énergies renouvelables
Les sources d’énergie renouvelables, telles que l’éolien et le solaire, ont affiché une forte volatilité en raison des conditions météorologiques. L’énergie éolienne a atteint son pic pendant les mois d’hiver, tandis que l’énergie solaire a atteint son maximum de la fin du printemps jusqu’à l’été.
Malgré ces contributions, la production globale reste inférieure à celle des années précédentes, car la capacité nucléaire disponible a chuté de 5,9 GW à seulement 2 GW.
Fiabilité des données
Les données étayant ces conclusions sont gérées par la Direction générale de l’Économie (FOD Économie). Si les statistiques définitives sont généralement confirmées deux mois après la fin de la période concernée, des estimations préliminaires sont fournies plus tôt. Ces premiers chiffres sont généralement fiables, avec une marge d’erreur typique d’environ 2 pour cent, bien que les ajustements les plus importants concernent généralement les calculs relatifs à la production d’énergie thermique et à la consommation générale.
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