Principaux renseignements
- Les dépenses des ménages continuent de stimuler la croissance économique de la Belgique malgré un ralentissement de la dynamique.
- L’efficacité énergétique et l’évolution des habitudes de mobilité réduisent la consommation dans des secteurs clés.
- L’évolution des salaires et les taux d’épargne déterminent le rythme global des dépenses privées.
Un rapport récent publié dans la Revue économique de la Banque nationale souligne que, si les dépenses des ménages restent le principal moteur de l’expansion économique de la Belgique, leur dynamique globale s’est affaiblie. Ce ralentissement est attribué à une combinaison de pressions conjoncturelles et de changements structurels à long terme.
C’est en Wallonie que les baisses des dépenses ont été les plus marquées
Ce recul est particulièrement manifeste dans des secteurs tels que le logement et les transports. Il est intéressant de noter que certains de ces changements n’impliquent pas nécessairement une baisse du niveau de vie ; ils reflètent plutôt les progrès en matière d’efficacité énergétique et l’évolution des habitudes de mobilité, qui réduisent naturellement le volume de consommation.
Au niveau régional, la baisse des dépenses par habitant a été la plus marquée en Wallonie.
Le rôle des revenus et de l’épargne
Il subsiste une forte corrélation entre la croissance de la consommation et l’évolution des revenus des ménages. Bien que les dépenses privées se soient légèrement écartées des tendances générales du pouvoir d’achat, elles suivent globalement la trajectoire des salaires et des traitements.
En période de volatilité, le taux d’épargne a constitué un coussin financier essentiel. Dans un premier temps, les ménages les plus aisés ont vu leur épargne diminuer en raison des faibles taux d’intérêt affectant les revenus du patrimoine. Par la suite, cette tendance s’est étendue à différentes tranches de revenus, la stagnation des salaires limitant la croissance des revenus.
Tendances de la reprise post-pandémique
L’impact durable des récentes crises mondiales est également manifeste. Si les dépenses de consommation belges ont fortement rebondi à la suite des confinements liés à la COVID-19, elles ne se sont pas encore pleinement alignées sur les projections d’avant la pandémie.
Alors que la demande de services et de biens durables a retrouvé ses tendances antérieures — bien qu’à des rythmes variables —, la consommation de biens semi-durables et non durables continue d’accuser un retard.
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(ns)

