Principaux renseignements
- Le Vlaams Belang exige une transparence totale concernant la fuite d’informations relatives à un versement secret de 12 millions d’euros aux aéroports régionaux.
- La ministre De Ridder a privilégié un financement clandestin plutôt qu’une feuille de route stratégique à long terme pour l’aviation.
- Les détracteurs proposent de réorienter les hubs en difficulté vers le fret et l’usage militaire afin d’assurer leur viabilité financière.
Le parti Vlaams Belang exige une transparence totale concernant un accord confidentiel orchestré par la ministre Annick De Ridder, de la N-VA. Les détails de cet accord n’ont été révélés qu’à la suite d’une fuite accidentelle, que Tom Lamont, membre du Parlement flamand, décrit comme un excellent exemple du manque de transparence du gouvernement actuel.
Versements secrets de plusieurs millions d’euros
Des documents financiers révèlent que la ministre De Ridder a accepté un versement secret d’un montant total de 12 millions d’euros en faveur des exploitants d’aéroports régionaux, dont 6,8 millions d’euros alloués à Ostende-Bruges et 5,3 millions d’euros à Anvers-Deurne.
De plus, le gouvernement flamand s’est engagé à prendre en charge les frais liés à la recherche sur la contamination des sols par les PFAS sur ces sites. Lamont souligne que le public n’a eu connaissance de ces dépenses colossales que par erreur, affirmant qu’un tel secret est inacceptable dans une société démocratique.
Absence de planification stratégique
Les détracteurs soulignent une contradiction flagrante : alors que le gouvernement a discrètement garanti des subventions jusqu’en 2039, il n’a pas élaboré de feuille de route stratégique pour les aéroports. Bien qu’il ait promis une vision au début de la législature actuelle en 2024, le seul progrès réalisé après deux ans est la création d’un groupe de travail, dont le rapport n’est pas attendu avant l’année prochaine.
Selon Lamont, cela suggère que l’administration privilégie un financement opaque au détriment d’une planification à long terme.
Viabilité financière et alternatives
La viabilité financière de ces hubs est précaire, car les aéroports régionaux ont généralement besoin de 500 000 à un million de passagers par an pour atteindre le seuil de rentabilité. Actuellement, Ostende dessert environ 404 000 personnes, tandis qu’Anvers n’en accueille que 240 000 et doit faire face au départ de TUI.
Pour éviter l’effondrement financier, le Vlaams Belang propose de réorienter Ostende vers le fret et les initiatives liées aux drones, tandis qu’Anvers pourrait se spécialiser dans des fonctions militaires, telles que l’hébergement de drones et la formation à la défense aérienne.
Appels à la transparence totale
Le ministre De Ridder avait auparavant refusé de divulguer ces informations, invoquant les clauses de confidentialité strictes prévues dans l’accord. Lamont souligne l’ironie du fait que le parlement, chargé du contrôle du gouvernement, ait été tenu dans l’ignorance jusqu’à ce que le document soit accidentellement diffusé. Par conséquent, le Vlaams Belang réclame la divulgation complète des termes de l’accord, de sa base juridique et de son impact global sur le budget, ainsi que la mise en œuvre d’une stratégie concrète pour l’avenir.
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