10 pour cent des Belges utilisent l’IA pour obtenir des conseils financiers


Principaux renseignements

  • Les jeunes hommes belges sont les plus nombreux à adopter l’IA pour obtenir des conseils financiers.
  • Les Néerlandais ont davantage recours aux outils d’IA que les Belges pour des usages financiers.
  • L’intervention humaine reste nécessaire pour limiter les risques liés aux « hallucinations » de l’IA et pour pouvoir dresser un tableau complet de la situation financière.

Selon le « Baromètre de la sérénité financière » de l’assureur NN, de nombreux Belges ont recours à l’intelligence artificielle pour obtenir des conseils financiers. Dans l’ensemble, environ 10 pour cent de la population utilise l’IA à ces fins. Cette tendance est particulièrement marquée chez les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans : 22 pour cent d’entre eux font appel à l’IA pour obtenir des conseils financiers.

Des différences entre les sexes sont également observables : les hommes sont deux fois plus susceptibles d’utiliser l’IA pour leur planification financière que les femmes, avec des taux d’utilisation respectifs de 14 pour cent et 7 pour cent.

Les Belges sont plus prudents que les Néerlandais

Il est intéressant de noter que certains répondants se sont dits plus confiants dans la capacité de l’IA à gérer les déclarations d’impôts et la comptabilité que dans sa capacité à arbitrer un match sportif. Malgré cela, les Belges restent plus hésitants que les Néerlandais ; les données indiquent que plus de la moitié des Néerlandais utilisent l’IA pour demander des conseils financiers, ce qui suggère une approche plus prudente en Belgique.

L’IA n’est pas un conseiller financier

Selon NN, l’utilisation des grands modèles de langage (LLM) pour la planification financière personnelle comporte des risques. Étant donné que ces systèmes sont conçus pour traiter et imiter le langage humain plutôt que pour fournir une expertise financière professionnelle, ils sont sujets à des « hallucinations » : ils génèrent des réponses formulées avec assurance mais incorrectes lorsque les informations réelles font défaut.

La nécessité de l’expertise humaine

Selon NN, l’élaboration d’un plan financier nécessite une vision globale du patrimoine, des revenus, des objectifs futurs et de la propension au risque d’une personne. Annelore Van Herreweghe, porte-parole de NN, fait remarquer qu’un plan financier n’est pas une simple réponse à une question ponctuelle, mais un équilibre complexe entre divers facteurs de la vie. Un conseiller financier est mieux à même d’évaluer la situation et le contexte personnels qu’un modèle d’IA qui fonctionne uniquement sur la base des informations saisies.

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