Les réserves de gaz de la Belgique s’établissent à 31 pour cent, les tensions au Moyen-Orient ralentissant leur constitution


Principaux renseignements

  • Les réserves de gaz de la Belgique sont bien en deçà des moyennes de l’UE, à seulement 31 pour cent.
  • L’instabilité au Moyen-Orient ralentit la constitution des stocks en faisant grimper les coûts énergétiques.
  • Les terminaux GNL et les gazoducs stratégiques compensent la capacité de stockage limitée du pays.

Les réserves de gaz naturel de la Belgique ont atteint environ 31 pour cent de leur capacité, selon une annonce récente de Fluxys, l’opérateur du réseau gazier national. Le processus de reconstitution de ces stocks avant la saison hivernale progresse à un rythme nettement plus lent que les années précédentes.

Ce retard est en grande partie attribué à l’instabilité au Moyen-Orient, qui a fait grimper les prix du gaz et rendu les fournisseurs plus réticents à acheter.

Tensions diplomatiques

Une brève période d’activité accrue a été observée à partir du 1er juillet, lorsqu’une éventuelle résolution diplomatique entre l’Iran et les États-Unis a entraîné une légère baisse des coûts sur les marchés, incitant un fournisseur à commencer à remplir ses réserves. Cependant, ces espoirs se sont évanouis il y a deux semaines, alors que les tensions se sont à nouveau intensifiées, laissant peu de perspectives d’un règlement pacifique.

Malgré ces difficultés, Fluxys confirme que l’injection de gaz se poursuit à un rythme régulier.

Disparités régionales en matière d’infrastructures

La Belgique est actuellement à la traîne par rapport à ses voisins européens, le niveau moyen de stockage dans l’UE s’établissant à 54 pour cent, un chiffre nettement supérieur à la situation actuelle de la Belgique pour cette période. Cette disparité s’explique en partie par la modeste infrastructure du pays.

Son unique site de stockage, situé à Loenhout, ne peut contenir que 7,6 térawattheures, soit une quantité suffisante pour alimenter environ 450 000 foyers pendant un an. Ces capacités sont bien inférieures à celles des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la France.

Objectifs révisés

Pour pallier cette capacité de stockage limitée, la Belgique s’appuie sur sa logistique stratégique, notamment un terminal GNL à Zeebruges et des raccordements directs par gazoduc à la Norvège et au Royaume-Uni, ce qui réduit sa dépendance globale vis-à-vis des stocks pendant les mois les plus froids. Alors que les États membres de l’UE s’efforcent généralement d’atteindre un taux de remplissage de 90 pour cent au 1er décembre, la Commission européenne a ramené l’exigence de cette année à 80 pour cent en réponse à la volatilité persistante liée au conflit avec l’Iran.

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