Le gouvernement croate dénonce une « exploitation perfide » alors que le passage à l’euro fait augmenter les prix

Alors que les prix étaient déjà à la hausse dans le pays en décembre, voilà que les Croates constatent massivement un arrondi vers le haut depuis le passage à l’euro au jour de l’An. Le gouvernement promet une réponse politique ferme.

Pourquoi est-ce important ?

La Croatie est devenue le 20e pays à adopter la monnaie unique européenne ce 1er janvier, mais, dans un contexte déjà marqué par l'inflation, beaucoup craignaient des perturbations supplémentaires du pouvoir d'achat. Des craintes visiblement fondées.

Dans l’actu : de nombreux Croates constatent des augmentations de prix significatives chez les détaillants, alors que leur gouvernement avait assuré que le passage à la monnaie unique n’entrainerait pas d’arrondi vers le haut.

  • La période de transition de la monnaie nationale, le kuna, vers l’euro, est particulièrement courte : celle-ci n’est plus en usage que jusqu’au 15 janvier. L’échange de billets et de pièces reste possible localement dans les banques et les bureaux de poste tout au long de l’année.
  • La banque centrale impose un double affichage des prix (en euros et en kuna) jusqu’à la fin de 2023 pour contrecarrer une inflation « de transition » avec un arrondi à la hausse des prix. Visiblement, ça n’a pas suffi.
  • Le ministre de l’Économie, Davor Filipović, a demandé mardi une réunion urgente en face à face avec les grandes chaînes de magasins pour discuter des hausses de prix, rapporte Euractiv.

« Les chaînes de vente au détail ont augmenté les prix chaque mois, et maintenant, après l’adoption de l’euro, elles augmentent à nouveau les prix et tentent de tromper les citoyens. Mais cela ne passera pas. »

Davor Filipović
  • L’inspection de l’État a enregistré 1 738 violations de la loi sur l’adoption de l’euro. Pourtant, le secteur du commerce de détail au sein de l’Association des employeurs croates se dit « désagréablement surpris et choqué » de la teneur de la réaction politique.
  • Le gouvernement ne rejette aucune piste pour répondre à cette situation. « Toutes les options sont sur la table, des listes noires au gel des prix sur un large éventail de produits », a ainsi tweeté le ministre de l’Économie. « Les citoyens croates et le gouvernement exigent une baisse des prix. »
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