Boycotter le pétrole russe ? Pourquoi il s’agit vraiment d’une question épineuse pour l’UE

La Russie est le deuxième plus grand exportateur de pétrole au monde. Des voix s’élèvent pour demander à l’UE de cesser, ou du moins de réduire considérablement ses importations de ce pétrole et les subventions à la machine à tuer russe qui y sont directement liées.

Mais ignorer l’offre russe ne peut que conduire à des prix de l’énergie encore plus élevés. La crainte est que le soutien de l’opinion publique à l’Ukraine ne s’effondre si le citoyen moyen commence à perdre son pouvoir d’achat voire même son emploi. Les « Gilets jaunes » n’ont pas encore été oubliés dans les capitales européennes.

En fin de compte, la vraie question est de savoir qui s’inclinera le premier : la Russie, qui est pauvre mais dont le dirigeant est prêt à faire souffrir son peuple, ou l’UE, qui depuis des générations ne connaît que la richesse et la stabilité relatives, écrit Politico.

La liberté a plus de valeur que la richesse, mais il est difficile de la défendre sans une économie forte. Il est désormais envisagé d’augmenter la pression sur Poutine en soutenant ses opposants dans d’autres pays comme la Syrie, ce qui obligerait le dictateur russe à disperser ses troupes.

Le graphique ci-dessous montre ce que l’UE a importé de Russie en milliards d’euros en 2021.

Depuis le début du confit, l’Europe aurait ainsi rempli les poches du régime russe de 35 milliards d’euros, selon le Haut représentant de l’UE, Josep Borrell. Un fameux trésor de guerre.

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