Belgique: ‘Les dégâts liés à l’épidémie peuvent être estimés à 16 milliards d’euros’

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C’est ce qu’indique le Voka ce mercredi matin, l’association des entrepreneurs flamands.

‘Notre économie ne pourra pas survivre sans mesures de soutien supplémentaire. L’impact économique aujourd’hui dépasse déjà celui observé dans la foulée des attentats il y a quatre ans’, commente Hans Maertens, administrateur délégué du Voka.

‘Les chiffres étaient déjà alarmants avant la nouvelle série de mesures. Les conséquences dépassent les secteurs horeca et du commerce et concernent potentiellement toutes les entreprises. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour que cette crise ne soit pas pire que la crise du crédit de 2008-2009′, commente le Voka.

Eviter le bain de sang social

De son côté, l’Union des classes moyennes (UCM) demande des mesures supplémentaires pour ‘protéger les indépendants et les PME durant cette période de confinement et leur permettre de (sur)vivre pour éviter un bain de sang social, un tsunami sans précédent de faillites et de licenciements’.

L’organisation de classes moyennes juge qu’il ne serait ‘pas indécent en particulier de demander un effort aux banques, qui ont obtenu le soutien dont elles avaient besoin dans un passé récent’. ‘Les prêts à court terme doivent être possibles à des taux d’intérêt réduits, surtout vu la mobilisation des outils publics pour accorder des garanties’, insiste-t-on.

L’UCM demande en outre aux autorités un moratoire sur le remboursement des prêts publics, un moratoire sur le paiement des loyers privés payés par les entreprises et un moratoire sur le remboursement des prêts hypothécaires.

‘Pour préserver la trésorerie des entreprises, les cotisations patronales et le précompte professionnel doivent être gelés, tout comme l’ensemble des taxes pesant sur l’activité économique’, liste encore l’UCM, parmi les mesures demandées.

L’organisation de défense des indépendants, le SNI, estime pour sa part que ‘les mesures exceptionnelles nécessitent une compensation exceptionnelle si nous voulons éviter la faillite de milliers d’entreprises.’

‘Nous aurons besoin du soutien du gouvernement fédéral et de ceux des entités fédérées (Bruxelles et Wallonie). L’organisation exige le non-paiement des cotisations de sécurité sociale et des impôts pendant un certain temps et une compensation pour les frais fixes courants, pendant la période où les entrepreneurs seront sans revenus’, commente la présidente Christine Mattheeuws.