Au tour de l’Union européenne de prendre des sanctions contre Hong Kong

Mandatory Credit: Photo by Kevin On Man Lee/Penta Press/REX (10661763e) Police stand guard at lunch time in Central of Hong Kong. China approved the controversial National Security Law for Hong Kong. China approved the security law for Hong Kong, Hong Kong, China – 28 May 2020

La loi sur la sécurité nationale à Hong Kong est décriée dans le monde entier. Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une atteinte à l’autonomie de la cité-État. Les États-Unis, le Canada ou encore le Royaume-Uni ont déjà décidé de sanctions. L’Union européenne leur a emboîté le pas ce mardi.

La discussion sur de possibles sanctions a été compliquée. Les États membres étaient tous d’accord de dire que la Chine avait outrepassé les libertés et les droits accordés à Hong Kong lors de l’accord de cession avec le Royaume-Uni. Mais des divisions ont éclaté sur le besoin ou non de tenir tête à Pékin, un partenaire commercial important.

Ils se sont toutefois accordés ce mardi sur une série de mesure, fortement soutenue par la France et l’Allemagne. Dans le premier volet des sanctions, l’Europe a décidé de limiter les exportations de technologies qui pourraient être utilisées pour ‘la répression interne, l’interception des communications internes ou la cybersurveillance’. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a déclaré que cette mesure devrait aussi permettre de contrôler l’exportation d’armes, ‘y compris celles à double usage, civil et militaire’.

Dans un second volet, l’UE va adopter des mesures pour venir en aide à la population hongkongaise. De cette manière, les demandes de visas, de bourses ou d’échange universitaire seront facilitées.

Contrairement au Royaume-Uni, le Canada ou à la Nouvelle-Zélande, l’accord européen ne traite d’une possible suspension des extraditions.