Acheter une voiture ne sera plus jamais pareil

– David Zalubowski/AP

La pandémie a totalement changé nos habitudes de consommation, notamment en poussant la population à acheter de plus en plus en ligne. Les magasins ayant fermé pendant un certain temps, c’était la solution pour se procurer des biens, et notamment les voitures. Aujourd’hui, les commandes se font désormais en ligne, et cela pourrait bien devenir la norme.

Le marché de l’automobile fonctionnait principalement sur base d’achats physiques. Les consommateurs se rendaient chez leur concessionnaire pour essayer les modèles, discuter des prix et finalement acheter. Mais la pandémie a forcé le secteur à se numériser.

Il est désormais possible de configurer entièrement sa voiture sur internet, tester virtuellement le véhicule ou encore demander un crédit. Nissan propose par exemple de réserver un essai ou de signer les documents directement depuis chez soi. Le site de Volkswagen indique toutes les voitures disponibles près de chez soi et propose de régler les paiements et les contrats depuis chez soi. En Belgique, Cardoen, ‘le supermarché de l’auto’ permet depuis novembre d’acheter ses voitures en ligne.

Contrairement à ce que les concessionnaires pensaient, ce modèle arrange autant les vendeurs que les clients.

Une numérisation enfin réussie

Ce n’est pas la première fois que les marques automobiles tentent de numériser les achats de nouvelles voitures. Mais pendant des années, ils se sont confrontés aux législations qui privilégiaient les concessionnaires. Tesla, qui ne passe par aucun revendeur, a dû longtemps se battre pour que son modèle économique soit accepté.

En outre, la majorité des concessionnaires ne voulaient pas passer au digital de peur de perdre des revenus. Ils pensaient que s’ils ne pouvaient pas être là pour proposer des options supplémentaires aux clients, ceux-ci achèteraient des voitures bien moins chères.

Mais les premiers résultats des ventes en ligne ne vont pas du tout dans le même sens. Michelle Krebs, analyste chez Cox Automotive, a expliqué à Axios que lors d’un achat numérique, le client ne brade pas le prix de son nouveau véhicule. La transaction est également beaucoup plus rapide.

Un seul point obscurcit le tableau. Aujourd’hui, les vendeurs peuvent proposer des prix plus élevés parce que les stocks sont limités à cause de la crise et de la fermeture des usines pendant plusieurs mois en 2020. Mais lorsque la production se sera totalement rétablie, les prix redescendront forcément. Promouvoir des options supplémentaires deviendra peut-être nécessaire pour garantir les revenus de l’entreprise.

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