Principaux renseignements
- Bruxelles est confrontée à une pénurie critique de services d’urgence, les effectifs des pompiers étant tombés à 25 pour cent.
- Les syndicats réclament une part équitable du financement fédéral.
- Boris Dilliès (MR), ministre-président de Bruxelles, a convoqué une réunion urgente du Conseil des ministres pour sortir de l’impasse.
Confronté à une pénurie critique de services d’urgence, le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) a convoqué une réunion d’urgence du Conseil des ministres afin de faire face à la grève des pompiers qui se poursuit. Ce mouvement social en est à son troisième jour, ce qui compromet gravement la capacité de la ville à garantir une couverture complète des urgences en raison d’effectifs réduits au minimum.
Capacité opérationnelle en baisse
La grève, qui a débuté mardi, est motivée par les revendications syndicales concernant des mutations forcées sans consultation préalable, le retrait de véhicules d’urgence essentiels et la diminution des effectifs.
Aujourd’hui, la capacité opérationnelle avait chuté à seulement 25 pour cent, avec seulement 38 pompiers disponibles sur les 172 que compte le service. Si les services médicaux d’urgence fonctionnent à 70 pour cent de leur capacité, cela est en grande partie dû au soutien externe de la Croix-Rouge et des unités d’urgence flamandes.
Réponse urgente du gouvernement
Malgré les discussions entre le gouvernement et les syndicats mercredi, aucun accord n’a été trouvé, ce qui a poussé les syndicats à prolonger la grève pour une durée indéterminée.
Pour faire face à la crise, Dilliès a organisé une réunion ministérielle virtuelle jeudi après-midi, qui pourrait être suivie de nouvelles négociations avec les représentants syndicaux.
Crise des effectifs
L’un des principaux points de discorde est le grave manque d’effectifs au sein des forces de police. Patrick Giebens, du syndicat ACOD, fait valoir que, alors que le nombre d’interventions a augmenté, les plans de dotation en personnel stagnent depuis une décennie. Il affirme que le service a besoin d’au moins 1 300 agents opérationnels, alors qu’il n’en compte actuellement que 1 100.
Une proposition du gouvernement visant à recruter 40 nouveaux agents a été jugée insuffisante, étant donné que 70 membres du personnel devraient quitter leurs fonctions cette année, par départ à la retraite ou démission.
Financement fédéral
Le litige financier porte sur le financement fédéral. Bien que le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), ait annoncé une augmentation de 10 millions d’euros des subventions fédérales à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle sur la discrimination, les syndicats affirment que ces fonds ont été retenus par le gouvernement de Bruxelles.
Giebens affirme que la ville a l’intention de n’allouer qu’une fraction de ce montant – entre un et deux millions d’euros – au service des pompiers, un chiffre qu’il qualifie d’insuffisant et inférieur aux promesses faites dans l’accord de gouvernement.
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