Principaux renseignements
- La Corée du Sud diversifie ses importations d’énergie afin d’être moins vulnérable à l’instabilité au Moyen-Orient.
- Les volumes de brut américain et canadien augmentent pour remplacer la dépendance vis-à-vis de l’Arabie saoudite.
- Les objectifs du gouvernement visent à réduire de moitié les importations de pétrole du Moyen-Orient d’ici 2035.
Soucieuse d’atténuer les risques liés à l’instabilité au Moyen-Orient, la Corée du Sud diversifie activement ses sources d’énergie.
Importations
Selon des chiffres récents de la Korea Petroleum Association et de la Korea National Oil Corporation, la part du pétrole brut saoudien dans les importations totales de la Corée du Sud a baissé à 29,9 pour cent entre janvier et août.
C’est la première fois depuis 2021 que la part de marché de l’Arabie saoudite passe sous la barre des 30 pour cent, même si ce pays reste le principal fournisseur.
Pressions géopolitiques favorisent la diversification
Ce changement a débuté en mars, déclenché par les tensions impliquant l’Iran et la fermeture potentielle du détroit d’Ormuz. Ces perturbations géopolitiques ont entravé les livraisons saoudiennes et fait grimper à la fois les coûts de transport et les prix du pétrole, incitant les raffineurs sud-coréens à rechercher des alternatives plus stables. En conséquence, les importations en provenance des États-Unis ont bondi, conservant une part supérieure à 20 pour cent depuis avril.
Approvisionnement stratégique et partenariats mondiaux
Afin de préserver sa sécurité énergétique, la Corée du Sud a mis en œuvre des mesures d’approvisionnement stratégiques. En avril, le pays s’est procuré 273 millions de barils de brut provenant du Kazakhstan et de sources du Moyen-Orient qui contournent le détroit d’Ormuz, constituant ainsi une réserve suffisante pour plus de trois mois.
De plus, un accord conclu en juin avec le Canada prévoit de tripler le volume des importations de brut canadien cette année, parallèlement à une augmentation des acquisitions futures de gaz naturel liquéfié (GNL).
Objectifs à long terme pour l’indépendance énergétique
Actuellement, cette économie pauvre en ressources dépend des producteurs du Moyen-Orient pour environ 70 pour cent de son pétrole brut, la majorité de ces livraisons transitant par le détroit d’Ormuz, particulièrement vulnérable.
Afin de réduire cette dépendance, le ministère sud-coréen de l’Industrie s’est fixé pour objectif de ramener la part des importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient à 50 pour cent d’ici 2035.
(at)
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