Principaux renseignements
- Les membres du gouvernement n’ont pas réussi à trouver un consensus sur le budget en raison de divergences politiques importantes.
- Les désaccords sur les modifications de la TVA et les coupes dans les dépenses de santé bloquent l’objectif des 10 milliards d’euros.
- Des groupes de travail techniques doivent combler ces divergences avant la date butoir du 13 octobre.
Le noyau dur du gouvernement fédéral a conclu sa séance de dimanche soir après 21 h sans parvenir à un consensus sur le budget. Selon des responsables, les divergences entre les différentes perspectives politiques restent importantes. Par conséquent, les dirigeants s’appuieront sur des groupes de travail techniques dans les jours à venir avant de se réunir à nouveau plus tard dans la semaine.
La date cible non officielle pour parvenir à une résolution est le 13 octobre, date qui coïncide avec le discours sur l’état de l’Union du Premier ministre Bart De Wever.
Divisions importantes
Des responsables de haut rang ont souligné l’ampleur du désaccord. Le vice-Premier ministre du MR, David Clarinval, a déclaré que le gouvernement était extrêmement loin d’un accord, un sentiment partagé par Vincent Van Peteghem, du cd&v.
Si Van Peteghem a noté que le dialogue avait été productif, il a toutefois insisté sur la nécessité de résoudre des divergences importantes pour atteindre l’objectif de réduction de 10 milliards d’euros. De leur côté, les représentants de Vooruit et de la N-VA sont restés silencieux à l’issue de la réunion.
TVA et soins de santé
Plusieurs questions cruciales bloquent les progrès. L’un des principaux points de discorde est la réforme proposée de la TVA, qui ferait passer le taux maximal de 21 pour cent à 22 pour cent et regrouperait les taux inférieurs en une seule tranche à 12 pour cent — une mesure à laquelle le MR s’oppose fermement.
Par ailleurs, les réductions de dépenses proposées dans le domaine de la santé ont suscité des critiques de la part des membres de la coalition de gauche et des Engagés, qui estiment que ces propositions vont trop loin.
Autres points à débattre
Au-delà de ces principaux désaccords, d’autres frictions financières persistent. Le parti MR s’oppose à la mise en place d’un impôt sur la fortune et rejette toute modification significative concernant les sociétés de gestion ou les emplois flexibles. Les négociateurs indiquent que ces divers obstacles impliquent que la feuille de route actuelle doit être affinée.
Réviser la proposition
Malgré l’absence d’accord, certaines sources indiquent que l’atmosphère reste constructive plutôt que tendue. Si certains qualifient le rythme de lent, d’autres décrivent les discussions comme calmes mais fermes. Il semble que le Premier ministre doive désormais revoir sa proposition, car la coalition a besoin de plusieurs jours supplémentaires de négociation pour combler les divergences qui subsistent. (fc)
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