L’accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz fait chuter les prix du pétrole à leur plus bas niveau depuis trois mois


Principaux renseignements

  • Les prix du pétrole brut ont chuté après que les États-Unis et l’Iran ont convenu de rouvrir le détroit d’Ormuz.
  • Les experts préviennent que les dommages aux infrastructures et l’offre excédentaire pourraient encore déstabiliser les prix à l’avenir.

Les prix du pétrole brut ont chuté lundi à leur plus bas niveau en trois mois, à la suite de l’annonce d’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin aux hostilités et à rétablir le transit dans le détroit d’Ormuz.

À 9 h 18, le Brent a chuté de 4,71 pour cent, à 83,22 dollars le baril, tandis que le WTI a enregistré une baisse encore plus forte, de 5,54 pour cent, pour retomber à 80,18 dollars. Ces chiffres marquent la plus forte baisse pour ces deux indices de référence depuis début mars.

Percée diplomatique en Suisse

Cette avancée diplomatique, négociée par le Pakistan, sera officialisée ce vendredi par la signature d’un protocole d’accord en Suisse.

Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis lèveraient leur blocus naval des ports iraniens et que cette voie navigable cruciale serait rouverte sans péage. Selon des informations de l’agence de presse iranienne Mehr, l’accord actuel prévoit que le détroit d’Ormuz soit à nouveau opérationnel d’ici un mois sous gestion iranienne.

Prudence des experts

Malgré l’optimisme, certains experts restent prudents. Vivek Dhar, de la Commonwealth Bank of Australia, a fait remarquer que si le Brent pourrait se diriger vers les 80 dollars d’ici la fin de l’année, les marchés pourraient retomber dans une situation de surproduction si le trafic n’atteignait que 60 à 70 pour cent de son volume antérieur. $

Parallèlement, Priyanka Sachdeva, de Phillip Nova, a souligné que la destruction physique des infrastructures et le fardeau économique pesant sur les pays importateurs ne peuvent être corrigés instantanément, quel que soit l’accord de paix.

Lever les sanctions

D’autres mesures diplomatiques sont attendues, notamment un cessez-le-feu de 60 jours destiné à faciliter la conclusion d’un accord global plus large, comme l’a déclaré le responsable iranien Kazem Gharibabadi.

De plus, une coalition de pays européens – notamment l’Italie, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni – s’est déclarée disposée à lever les sanctions contre l’Iran à condition que des progrès soient réalisés concernant ses activités nucléaires. (at)(fc)

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