Les États-Unis et l’Iran concluent un accord pour la réouverture du détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • Les États-Unis et l’Iran signeront le 19 juin un accord diplomatique visant à mettre fin au blocus maritime du détroit d’Ormuz.
  • Des désaccords persistent quant à savoir si le détroit d’Ormuz sera rouvert immédiatement ou dans un délai de 30 jours.
  • Les équipages bloqués et les mines navales constituent des risques importants pour la reprise des expéditions mondiales de pétrole.

Un accord diplomatique dont la signature est prévue le 19 juin entre les États-Unis et l’Iran devrait faciliter la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens.

Le président Donald Trump a annoncé cette décision via Truth Social, déclarant qu’il avait donné son autorisation totale pour lever le blocus et permettre le passage libre et gratuit par cette voie navigable. Selon le président, ces mesures coïncideront avec la signature de l’accord vendredi, permettant le déminage et la reprise des expéditions de pétrole.

Un flou quant au calendrier

Malgré l’enthousiasme de Washington, les responsables iraniens ont adopté une perspective plus mesurée. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué que l’accord mettrait immédiatement fin aux activités militaires sur divers fronts, y compris au Liban, et mettrait un terme au blocus naval américain.

Cependant, des informations de l’agence de presse Mehr suggèrent une transition plus longue, affirmant que la levée du blocus et la réouverture du détroit selon les protocoles iraniens se dérouleraient en réalité sur une période de 30 jours.

Conditions nucléaires

L’exécution militaire de ces ordres reste à confirmer, le Commandement central américain n’ayant pas encore publié d’avis officiel concernant la fin du blocus. Dans une récente mise à jour sur X, le commandement a indiqué qu’au 14 juin, il avait redirigé 142 navires commerciaux se conformant aux directives et neutralisé neuf navires qui n’avaient pas suivi les instructions.

En outre, le traité de paix prévoit une période de 60 jours pour de nouvelles délibérations concernant les activités nucléaires de l’Iran. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a souligné l’importance de respecter le protocole d’accord afin de garantir que la voie navigable reste ouverte en permanence et que les conditions nucléaires soient remplies.

Enjeux économiques mondiaux

Depuis le 28 février, le contrôle de l’Iran sur le détroit lui confère une influence mondiale considérable, car cette voie navigable achemine environ 20 pour cent des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Une grande incertitude règne quant à la rapidité avec laquelle le trafic maritime reviendra à la normale. L’histoire incite à la prudence, car les tentatives précédentes de rouvrir la zone ont rapidement échoué. De plus, la présence persistante de mines navales et la réalité d’attaques sporadiques — qui ont persisté même pendant le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril — constituent des risques permanents.

Défis pour le secteur du transport maritime

La principale préoccupation du secteur du transport maritime est l’évacuation en toute sécurité d’environ 20 000 marins et 1 000 navires actuellement bloqués dans le golfe Persique. L’hésitation du secteur se reflète dans la situation actuelle en mer Rouge, où de nombreuses entreprises évitent la zone bien après que les menaces se sont atténuées.

Contrairement à la mer Rouge, cependant, le détroit d’Ormuz n’offre aucun contournement viable. Si certains opérateurs ont récemment bravé la région via des couloirs américains ou iraniens, le trafic reste minime, ne représentant qu’une petite fraction de la moyenne d’avant le conflit, qui était de 138 transits quotidiens. (fc)

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