Vers une prolongation des mesures de soutien aux entreprises ?

L’union des entrepreneurs flamands Unizo a plaidé mardi, à trois jours du prochain Comité de concertation, pour la prolongation durant encore un trimestre des mesures de soutien aux entreprises telles que le chômage temporaire ou le droit passerelle pour les indépendants qui comptent encore au moins 40% de perte de chiffre d’affaires. Ces mesures sont prévues jusqu’au 30 septembre et le gouvernement n’a pas encore tranché la question. La fédération technologique a, dans la foulée, plaidé dans le même sens.

L’Unizo demande d’avancer avec prudence. « Nous sommes évidemment d’accord avec la fin des mesures de soutien ‘Covid’ à court terme, mais pas en coupant tout du jour au lendemain. Ce serait une erreur », a défendu Danny Van Assche, administrateur délégué de l’Unizo. Pour la fédération, « une toute dernière prolongation » de l’aide aux indépendants est nécessaire.

Certains secteurs, comme les discothèques par exemple, ne pourront reprendre qu’à partir du 1er octobre et doivent encore remettre graduellement leur activité sur pied, illustre M. Van Assche. « D’autres, comme les événements, le tourisme, les agences de voyage ou le transport de personnes, ont déjà retrouvé leur cours habituel mais pâtissent encore d’une demande plus faible » qu’avant la crise sanitaire, conclut-il.

Le CEO de la fédération technologique Agoria, Bart Steukens, souhaite également que les entreprises puissent recourir plus longtemps à l’actuel dispositif flexible de chômage temporaire. Il est trop tard pour élaborer une nouvelle réglementation en la matière maintenant, estime-t-il.

Gouvernement divisé

Le gouvernement est divisé sur l’opportunité de prolonger ou non ces mesures. La question a déjà été inscrite deux fois à l’ordre du jour du kern, le conseil des ministres restreint, mais aucune décision n’a été prise.

« Entre-temps, nous sommes presque le 1er octobre et les entreprises ne savent toujours pas quelles seront les nouvelles mesures, notamment en ce qui concerne le chômage temporaire », déplore le patron d’Agoria. « Un certain nombre d’activités et d’entreprises sont encore fortement touchées par les conséquences de la crise. Donnez-leur plus d’espace pour récupérer. Et s’il y a des dispositions nouvelles ou adaptées, pas de problème. Mais faisons en sorte que celles-ci soient connues en temps utiles et applicables. »

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