Trump pourrait finalement concéder sa défaite… pour mieux revenir en 2024

Selon la chaîne américaine CBS News, Donald Trump envisagerait ‘sérieusement’ de se représenter à l’élection présidentielle en 2024. Ce qui signifierait qu’il reconnaît sa défaite pour cette année.

Donald Trump envisage ‘sérieusement’ une candidature à la présidence en 2024 comme il l’a mentionné lors de conversations avec ses principaux conseillers ces derniers jours, ont déclaré un conseiller de campagne et l’un de ses alliés à CBS News.

Si le président en fonction devait effectivement annoncer prochainement son intention de se représenter dans quatre ans, cela impliquerait que le républicain reconnaît sa défaite pour l’élection de cette année.

Mais pour l’heure, Donald Trump refuse toujours d’admettre sa défaite électorale. Le président américain continue à clamer, sans toutefois en apporter la preuve, que des ‘fraudes massives’ ont eu lieu lors du scrutin. Depuis l’élection, son équipe de campagne a multiplié les recours en justice, mais ceux-ci se sont pour la plupart soldés par de cuisants échecs.

Pour rappel, Joe Biden a recueilli les voix de 306 grands électeurs contre 232 pour Donald Trump et il a été crédité d’une avance de plus de 5 millions de voix dans le vote populaire.

64% des électeurs républicains pensent que Trump devrait renoncer s’il n’a pas de preuves

Dans un sondage Politico/Morning Consult publié mardi, 46% des électeurs inscrits sur les listes électorales interrogés estiment que Donald Trump devrait concéder ‘immédiatement’ sa défaite, tandis que 32% pensent qu’il devrait le faire s’il est ‘incapable d’étayer ses allégations de fraude généralisée’. À peine 12% des électeurs sondés déclarent que le président en fonction ne devrait pas céder ‘quoi qu’il arrive’. Enfin, 9% d’entre eux étaient sans opinion.

Dans les rangs républicains, 16% des électeurs jugent que Donald Trump devrait concéder tout de suite sa défaite tandis que près de la moitié (48%) d’entre eux estime qu’il devrait abandonner s’il n’est pas en mesure de prouver ses allégations.

Le sondage a été réalisé auprès de 1.994 personnes entre le 13 et le 16 novembre. Sa marge d’erreur est de 2%.

‘Si cela ne fonctionne pas, je me représenterai dans quatre ans’

Selon un article publié la semaine dernière par le site Politico, Donald Trump aurait déclaré au sénateur républicain du Dakota du Nord Kevin Cramer à propos de ces recours: ‘Si cela ne fonctionne pas, je me représenterai dans quatre ans.’

Dans la foulée de l’élection, la fille de Donald Trump, Ivanka, aurait par ailleurs rapidement demandé à son père d’accepter sa défaite et de préparer l’avenir, que ce soit sous la forme d’une candidature en 2024 ou dans l’optique de préserver l’empire familial. Nommée haute conseillère du président, celle-ci jouit de la confiance de son père et est une des rares personnes que Donald Trump écoute.

‘Donald sait qu’il ne va pas gagner, mais il sait aussi que c’est lui qui a les cartes entre les mains car 72 millions de personnes ont voté pour lui et il a créé un mouvement’, avait également rappelé dernièrement une source à CNN.

Immunité et poursuites

Car l’un des principaux enjeux de ces tentatives de contestation des résultats électoraux, ou d’une possible réélection en 2024, pourrait concerner l’immunité dont jouit le président des États-Unis. Celle-ci prendra officiellement fin le 20 janvier prochain, et c’est là que les ennuis pourraient commencer pour Donald Trump.

La pile de dossiers qui l’attend à la sortie de la Maison-Blanche ne fait que s’épaissir: accusations de fraudes, de malversations, d’agressions sexuelles… Sans parler des montagnes de dettes dont la Trump Organization devra s’acquitter au cours des prochaines années. Ses proches, comme sa fille Ivanka ou son gendre Jared Kushner, ainsi que certains de ses alliés pourraient également se retrouver dans la tourmente sans un président au pouvoir pour les protéger.

‘Peu de personnes ont su se soustraire aux conséquences de leurs actes de manière aussi astucieuse que Trump ne l’a fait’, a récemment confié l’historien Michael Besch au New Yorker. ‘Mais cette course à la chance pourrait bien toucher à sa fin.’ Une chose est néanmoins certaine: Donald Trump ne renoncera jamais avant d’avoir exploré toutes les pistes possibles, et même inimaginables.

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