Roulez jeunesse: Georges-Louis Bouchez est le nouveau président du MR

Georges Louis Bouchez, nouveau présudent du MR – ISOPIX

Le miracle n’aura pas eu lieu pour Denis Ducarme, son concurrent.

Les résultats sont connus: Georges-Louis Bouchez est le nouveau président du Mouvement Réformateur. La victoire du Montois faisait peu de doutes. Le tout était de savoir dans quelle proportion il allait l’emporter: 62%. On peut donc affirmer que Georges-Louis Bouchez a été plébiscité par une importante majorité de son parti. Près de 25.000 militants ont voté.

Certes il n’atteint pas le score stalinien de Paul Magnette (plus de 95%), président du PS, mais le MR s’était prêté au jeu des élections internes ouvertes, tout à son honneur. Des tensions sont évidemment apparues au sein du mouvement, mais ces élections ont suscité un intérêt médiatique jusqu’en Flandre, où le jeune trentenaire n’était pas une figure connue.

Du côté de Denis Ducarme (38%), le soutien forcé de Christine Defraigne n’aura pas été suffisant pour renverser le score du premier tour. Il faut dire que GLB a été soutenu par toutes les pointures ou presque du parti, ainsi que par les deux autres challengers, Barzin et Goffin. Ducarme a tenté de jouer sur la corde base vs élites, mais cela n’a visiblement pas pris, pas plus que sa tentative de se montrer plus à gauche sur les questions sociales.

Et maintenant?

Le parti libéral vient de vivre des semaines agitées. GLB va devoir trouver les mots pour rassembler les militants à sa cause. Il aura d’ailleurs un certain champ libre, Charles Michel et Didier Reynders ayant endossé leur fonction européenne.

De là à observer une influence directe sur les négociations fédérales? Il nous revient que les choses devraient bouger du côté socialiste ce week-end. Et comme nous vous le rappelions ce vendredi, le but de Paul Magnette sera de convaincre l’Open VLD en proie à des luttes internes.

Quel rôle pourra jouer le libéral francophone dans ces négociations? Va-t-il ramener la N-VA au-devant de la scène? On sait qu’il privilégie toujours un gouvernement avec les nationalistes et que son entente avec les Verts n’est pas au top.

Reste qu’il s’agit, si pas d’un renouvellement des pratiques, d’un vrai coup de frais dans le paysage politique belge. Sera-t-il suivi par Sammy Mahdi, lui aussi trentenaire et candidat à la présidence du CD&V? Réponse le 6 décembre prochain. Une élection qui pourrait là aussi faire bouger les lignes fédérales.