Question difficile pour la Vivaldi: la Belgique boycottera-t-elle la conférence de l’ONU contre le racisme ?

Le 22 septembre, les Nations unies commémoreront le 20e anniversaire de la conférence de Durban, qui s’est tenue symboliquement en Afrique du Sud en 2001 pour lutter contre le racisme dans le monde. Censé donné le coup d’envoi du débat général de l’ONU, l’événement a pour but d’être une grand-messe de la tolérance.

  • Mais de plus en plus de pays s’en désinscrivent, car la conférence est devenue très controversée en raison de ses positions sévères sur Israël. Les opposants la qualifient carrément d' »antisémite ». La liste des pays absents est impressionnante: États-Unis, Canada, Australie, mais aussi de nombreux pays européens dont l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
  • Récemment, le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne serait pas présent pour la même raison. « La France continuera de lutter contre toutes les forces de racisme et veillera à ce que la conférence de suivi de Durban se tienne dans le respect des principes fondateurs des Nations unies ».
  • Dans l’hémicycle, le député de la N-VA Michael Freilich a déjà interrogé le gouvernement sur sa position à plusieurs reprises. Mais pour l’instant, la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR) reste silencieuse. « Qu’attend ce gouvernement ? D’une part, aborder le sexisme, le racisme et les questions de genre et, d’autre part, fermer les yeux sur l’antisémitisme. Les gauchistes peuvent le faire, apparemment », a déclaré M. Freilich à Belga.
  • La N-VA a également émis explicitement son souhait de voir le gouvernement belge boycotter l’événement.

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