Principaux renseignements
- La charge fiscale moyenne sur les salaires dans les pays de l’OCDE a atteint son plus haut niveau depuis dix ans, à 35,1 pour cent.
- Les gouvernements de l’OCDE se tournent de plus en plus vers l’imposition des revenus du travail comme source de recettes, ce qui creuse l’écart fiscal entre les coûts pour les employeurs et les revenus nets des travailleurs.
- Alors que de nombreux pays de l’OCDE ont connu une hausse des taux d’imposition sur le travail, onze pays, dont l’Italie et l’Australie, ont enregistré des baisses grâce à l’élargissement des allègements fiscaux pour les salariés à revenus moyens.
Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la charge fiscale sur les salaires a atteint son plus haut niveau depuis dix ans, sous l’impulsion des gouvernements cherchant à augmenter leurs recettes par le biais de l’imposition des revenus du travail.
Alourdissement de la charge fiscale
Les données révèlent qu’un travailleur célibataire percevant le salaire moyen national était soumis à un taux d’imposition combiné de 35,1 pour cent en 2025. Ce chiffre englobe les cotisations sociales salariales et patronales, l’impôt sur le revenu, et déduit les prestations perçues par les familles actives. Cette tendance représente une augmentation par rapport à la moyenne de 34,9 pour cent de l’année précédente et marque le niveau le plus élevé depuis 2016.
L’écart entre les coûts salariaux des employeurs et les revenus nets des travailleurs – connu sous le nom de « coin fiscal » – s’est creusé dans 24 des 38 pays membres de l’OCDE en 2025, notamment en Allemagne, en Israël et en Estonie. Le Royaume-Uni a connu la plus forte augmentation d’une année sur l’autre.
Impact sur les ménages
Pour la plupart des ménages, y compris ceux avec enfants, le coin fiscal moyen a atteint son plus haut niveau depuis avant la pandémie de COVID-19. Cette tendance reflète la pression sur les finances publiques qui pousse de nombreux pays de l’OCDE à rechercher des sources de recettes supplémentaires.
L’imposition du travail est souvent considérée comme une approche plus simple que l’imposition du capital. Cependant, des impôts sur le travail plus élevés peuvent potentiellement décourager le travail et l’embauche.
Variations entre les pays
Alors que certains pays ont vu leurs taux d’imposition sur le travail augmenter, d’autres ont connu des baisses. Par exemple, le Royaume-Uni a connu une hausse de 2,45 points de pourcentage de sa charge fiscale en raison de l’augmentation des cotisations patronales à la sécurité sociale et de l’effet de traînée fiscale.
L’Estonie a augmenté son taux d’imposition sur le revenu des particuliers de 20 pour cent à 22 pour cent en 2025. L’Allemagne et Israël ont vu leur coin fiscal s’élargir en raison de la hausse des cotisations de sécurité sociale tant pour les employeurs que pour les salariés, ainsi que des effets de la traînée fiscale.
À l’inverse, les taux d’imposition sur le travail ont diminué dans 11 pays, dont l’Italie, l’Australie, l’Irlande et les États-Unis. Cette baisse s’explique en grande partie par des allègements fiscaux plus importants pour les salariés à revenus moyens.
Disparités entre les ménages
Les données de l’OCDE ont également mis en évidence que les ménages avec enfants ont subi une augmentation plus forte de leur coin fiscal par rapport aux travailleurs célibataires. Les pays européens ont systématiquement affiché les taux d’imposition sur le travail les plus élevés pour les travailleurs célibataires sans enfants. La Belgique arrive en tête de liste avec 52,5 pour cent, suivie de l’Allemagne avec 49,2 pour cent et de la France avec 47,2 pour cent.
L’OCDE a observé que les systèmes fiscaux des pays membres sont devenus plus progressifs depuis 2000, ce qui signifie que les ménages à revenus élevés consacrent une plus grande part de leurs revenus au paiement des impôts. (fc)
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