La dégradation de la note de Moody’s touche désormais également la Flandre, la Wallonie et la Communauté française

À la fin de la semaine dernière, Moody’s a abaissé la note de crédit de la Belgique. L’agence de notation fait désormais de même pour la Flandre, la Wallonie et la Communauté française. Ces baisses de notation ne sont pas une surprise, étant donné qu’il existe un lien financier et institutionnel étroit entre les communautés, les régions et le gouvernement fédéral.


Principaux renseignements

  • Moody’s abaisse les notations de crédit de la Flandre, de la Wallonie et de la Communauté française, après avoir précédemment abaissé la notation de la Belgique.
  • Cette baisse repose sur trois facteurs interdépendants : le lien institutionnel et financier étroit avec le gouvernement fédéral, la position financière affaiblie des entités fédérées et la faible coordination fiscale entre les différents niveaux de pouvoir.
  • S&P publiera vendredi la note de crédit de notre pays. Il n’est pas exclu que cette agence de notation procède elle aussi à une révision à la baisse.

À la une : Moody’s abaisse la note de crédit de la Flandre, de la Wallonie et de la Communauté française.

  • La note de la Flandre baisse, tout comme celle de la Belgique, passant de Aa3 à A1. Il s’agit de la cinquième note la plus élevée.
  • La note de la Communauté française passe de A2 à A3, soit le septième niveau le plus élevé.
  • La note de la Région wallonne baisse encore un peu plus, à Baa1. Cela signifie que Moody’s perçoit un « risque de crédit modéré » et que les obligations « peuvent présenter des caractéristiques spéculatives ».

Trois évolutions qui se renforcent mutuellement

Zoom : Moody’s met en avant « trois évolutions qui se renforcent mutuellement » pour justifier la baisse des notations des trois régions.

  • Tout d’abord, il y a l’impact de la baisse de la note de crédit de la Belgique. Les régions sont également touchées par cette baisse car elles sont « étroitement liées au niveau fédéral sur les plans institutionnel, opérationnel et financier ».
    • L’agence de notation ajoute que leur part dans la dette publique belge totale a augmenté. Ainsi, la dette des communautés et des régions est passée de 13 pour cent de la dette publique belge totale entre 2015 et 2020 à 18 pour cent en 2024.
  • Par ailleurs, selon Moody’s, la situation financière des régions et des communautés s’est affaiblie. « Cela réduit leur résilience et contribue à la détérioration des finances publiques belges », indique-t-elle.
    • Enfin, Moody’s souligne également « la faible coordination fiscale entre les différents niveaux de pouvoir en Belgique ».

Pas de note de crédit pour Bruxelles

À noter : Moody’s ne réalise pas d’analyses sur la solvabilité de Bruxelles.

  • S&P le fait, en revanche. Bruxelles bénéficie d’une note A chez S&P, ce qui correspond à la note A2 chez Moody’s.
  • S&P publiera vendredi une mise à jour concernant la Belgique. À l’automne 2025, cette agence de notation avait déjà laissé entendre qu’une baisse de la note de crédit de notre pays n’était certainement pas exclue. Cela signifie donc également que S&P pourrait revoir à la baisse la note des régions.

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