Principaux renseignements
- Les habitants de Bruxelles représentent la plus grande part des mouvements immobiliers interrégionaux.
- Les jeunes adultes âgés de 31 à 35 ans affichent les niveaux de mobilité géographique les plus élevés.
Une analyse des transactions immobilières en 2025 réalisée par Fednot révèle qu’il existe des différences régionales marquées en matière de mobilité des acheteurs immobiliers.
Les Bruxellois se rendent plus souvent en Flandre et en Wallonie
Les habitants de la Flandre et de la Wallonie investissent principalement au sein de leur propre région, 96,5 pour cent et 94,6 pour cent des acheteurs restant respectivement dans leur région d’origine. En revanche, les Bruxellois sont bien plus enclins à chercher ailleurs, puisque seuls 56,4 pour cent d’entre eux ont acheté un bien immobilier dans la capitale.
Pour ces Bruxellois, la Flandre constituait la principale alternative (28 pour cent), suivie de la Wallonie (15 pour cent). À l’inverse, très peu d’acheteurs issus des deux autres régions se sont installés dans la capitale. Seulement 1 pour cent des acheteurs flamands et 2 pour cent des acheteurs wallons l’ont fait.
Disparités provinciales en Flandre
Les tendances régionales au sein de la Flandre varient considérablement. Les acheteurs de Flandre occidentale sont les plus attachés à leur région, plus de 91 pour cent d’entre eux ayant acheté dans leur propre province. En revanche, les habitants du Brabant flamand font preuve d’une mobilité bien plus élevée. Seuls 64,5 pour cent sont restés dans leur province, et cette tendance était encore plus marquée chez les personnes à la recherche d’un appartement, où seulement 45 pour cent sont restés dans la province.
De manière générale, les acheteurs flamands d’appartements étaient légèrement plus enclins à franchir les frontières régionales (5,1 pour cent) que ceux qui achetaient des maisons (2,8 pour cent).
Types de biens immobiliers déterminent les mouvements migratoires à Bruxelles
Le type de bien immobilier influence fortement les choix d’investissement des Bruxellois. Les personnes à la recherche d’un appartement sont restées en grande majorité dans la ville (86 pour cent).
En revanche, les acheteurs de maisons originaires de Bruxelles se sont souvent tournés vers l’extérieur de la capitale : 43 pour cent ont choisi la Flandre et 25 pour cent ont opté pour la Wallonie, tandis que seuls 32 pour cent ont acheté à Bruxelles même.
L’âge, facteur de mobilité
Les données démographiques révèlent que les jeunes adultes sont les plus mobiles. La tranche d’âge des 31-35 ans représente le groupe le plus important d’acheteurs interrégionaux (19 pour cent), suivie par celle des 36-40 ans et des 26-30 ans.
Impact de la situation familiale
La situation familiale influe également sur le choix du lieu d’habitation. Les acheteurs célibataires de Flandre et de Wallonie sont restés en grande partie dans leur région (respectivement 95 pour cent et 92 pour cent), tandis que 80 pour cent des acheteurs célibataires bruxellois sont restés dans la ville.
Les couples ont suivi une tendance similaire. La quasi-totalité des couples flamands (97 pour cent) et wallons (96 pour cent) sont restés dans leur propre région. En revanche, seuls 52 pour cent des couples résidant à Bruxelles sont restés dans la capitale, un tiers ayant choisi la Flandre et 15 pour cent s’étant installés en Wallonie.
(at)
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