L’interdiction de la publicité pour la malbouffe dans les transports publics a amélioré la santé des Londoniens

L’interdiction de la publicité pour la malbouffe, introduite par Transport for London (TfL) il y a trois ans, a permis de réduire de 1.000 calories les achats hebdomadaires de produits alimentaires nocifs dans les familles de la capitale britannique.

Telle est la conclusion d’une étude menée par des scientifiques de la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM), basée sur l’analyse de près de 2 millions d’achats hebdomadaires de produits riches en graisses, en sel et en sucre par des familles de Londres et du nord de l’Angleterre, avant et après l’introduction de l’interdiction.

Une barre et demie de chocolat

Les effets les plus importants ont été observés dans le domaine du chocolat et des confiseries, où une réduction de près de 20% (317,9 calories) a été enregistrée dans les achats hebdomadaires. Cela équivaut à une réduction d’environ 385 calories par personne.

Cela signifie que, grâce à l’interdiction de la publicité, chaque Londonien achète une barre de chocolat au lait et demie de moins chaque semaine. Au total, une réduction de 1.001 calories (6,7%) a été enregistrée.

« L’étude montre que cette stratégie politique peut être un outil pour réduire les maladies liées à l’alimentation à une plus grande échelle », a souligné Amy Yau, qui chapeaute l’étude. L’équipe a également constaté que l’impact de l’interdiction était plus important dans les ménages où les membres de la famille étaient obèses.

Transport for London a introduit une interdiction de la publicité pour les produits alimentaires malsains il y a trois ans. La mesure concernait le métro, le transport par bus, les taxis et un certain nombre de sites de publicité extérieure, tels que les ronds-points et les arrêts de bus.

« Je suis ravi de constater l’impact positif de ces mesures, qui ont permis une réelle réduction de la quantité de malbouffe achetée », a souligné Sadiq Khan, le maire de Londres.

Obésité

Barbara Crowther, coordinatrice de la campagne pour l’alimentation des enfants, s’est également réjouie de voir que la politique publicitaire de Transport for London pouvait contribuer à endiguer la vague de publicité pour la malbouffe, qui pousse constamment les consommateurs vers les options moins saines.

Le Royaume-Uni a l’un des taux d’obésité les plus élevés d’Europe. Deux Britanniques adultes sur trois luttent contre le surpoids ou l’obésité. Ce problème coûte au Service national de santé britannique 6 milliards de livres par an en frais de traitement.

En décembre, le gouvernement britannique a annoncé de nouvelles mesures visant à restreindre la publicité pour les aliments nocifs pour la santé à la télévision, en ligne et dans les magasins.

Toutefois, une étude du gouvernement britannique a également averti que ces efforts ne porteront pas leurs fruits si des mesures beaucoup plus larges ne sont pas prises d’urgence pour transformer l’ensemble de l’environnement alimentaire.

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