L’immobilier belge affiche d’énormes écarts de prix : de 1 094 à 12 097 euros le mètre carré


Principaux renseignements

  • Knokke-Heist domine le marché belge avec les quartiers les plus chers du pays.
  • Les emplacements au bord de l’eau et les centres historiques font grimper les prix de l’immobilier.
  • Les zones périphériques et les zones industrielles offrent les logements les plus abordables.

Selon une étude récente d’Immoweb, il existe un écart stupéfiant entre les valeurs immobilières des centres urbains belges et celles de Knokke-Heist, les prix variant de 1 094 à 12 097 euros par mètre carré. L’écart le plus marqué s’observe entre le quartier de Bronlaan–Het Zoute à Knokke-Heist et le quartier de Fond Suzanne à Charleroi, le premier étant plus de onze fois plus cher que le second.

Knokke-Heist : le plus cher de tous

Knokke-Heist se distingue nettement, abritant les trois quartiers les plus chers de l’analyse. Les quartiers de Bronlaan–Het Zoute, Het Zwin et Elisabethlaan–Het Zoute affichent tous des prix très élevés. Même le quartier le moins cher de Knokke-Heist — Molenhoek–Station — reste plus cher que les quartiers les plus chers des villes wallonnes telles que Namur, Liège, Mons et Charleroi.

Tendances urbaines à Bruxelles et en Flandre

Dans le paysage urbain plus large, Bruxelles et les autres villes flamandes occupent également une place importante. Le quartier le plus cher de Bruxelles, Klauwaerts, atteint 5 290 euros le mètre carré, tandis que Ladeuze, à Louvain, arrive en tête des autres villes flamandes avec 4 891 euros. Parmi les autres quartiers à forte valeur immobilière, on peut citer le Kouter à Gand et Den Brandt à Anvers. De manière générale, la proximité de l’eau, les emplacements en bord de mer et les centres-villes historiques font considérablement grimper la valeur des biens immobiliers.

Les quartiers les plus abordables sont généralement situés plus loin des centres-villes

À l’inverse, les quartiers les plus abordables se trouvent généralement en périphérie des villes, dans des communes rurales ou à proximité de zones industrielles et d’infrastructures de transport. Citons par exemple Vliermaal-Kern à Hasselt et Zaffelare à Gand.

Écarts de prix au sein d’une même ville

L’écart de prix entre les quartiers varie fortement d’une ville à l’autre. Malines affiche la plus faible différence entre son quartier le plus cher et le moins cher, tandis que Gand présente les écarts les plus marqués. Dans les autres villes également, la localisation joue un rôle déterminant dans la valeur des biens immobiliers.

Facteurs déterminants pour la valeur

Selon Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb, le marché immobilier belge est loin d’être uniforme. Même au sein d’une même ville, les prix au mètre carré peuvent plus que doubler. La localisation reste le facteur déterminant : les biens situés au bord de l’eau, dans des quartiers historiques ou dans des environnements verdoyants bénéficient d’une prime significative, tandis que les emplacements périphériques et les zones proches d’infrastructures importantes affichent généralement des prix plus bas.

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