Des documents rendus publics en Hongrie accusent Orbán d’abus dans la gestion des dépenses publiques


Principaux renseignements

  • L’administration de Péter Magyar accuse Viktor Orbán d’avoir détourné les lois sur la sécurité nationale pour dissimuler des dépenses publiques.
  • Des documents révèlent que des millions provenant des contribuables ont été versés à un groupe de réflexion politiquement proche du pouvoir.
  • Tisza, le parti de Magyar, s’efforce désormais de mettre fin à la corruption systématique afin de récupérer les subventions européennes gelées.

L’administration de Péter Magyar a rendu publics des documents suggérant que le gouvernement précédent, dirigé par Viktor Orbán, a exploité les réglementations en matière de sécurité nationale pour masquer l’affectation de ressources publiques à la recherche.

Corruption

Alors qu’Orbán a fermement rejeté ces allégations, Magyar affirme que le régime précédent se caractérisait par une corruption généralisée, du favoritisme et un déclin systématique des normes démocratiques.

Dépenses douteuses

Selon les registres officiels, environ 65 milliards de forints (environ 180 millions d’euros) provenant des contribuables ont été dépensés en 16 ans pour des analyses médiatiques, des services de conseil et des sondages d’opinion. Une part importante de ces contrats a été attribuée à Századvég, un groupe de réflexion décrit par les dirigeants actuels comme étant étroitement lié à Orbán.

Le gouvernement affirme que cette organisation a servi de plaque tournante stratégique pour promouvoir le programme politique d’Orbán en utilisant les finances de l’État.

L’utilisation abusive des lois sur le secret d’État

L’administration actuelle fait valoir que les lois sur le secret d’État, initialement destinées à protéger des données critiques en matière de défense et de sécurité nationale, ont été utilisées à mauvais escient pour dissimuler des décisions financières au public.

Si le gouvernement de Magyar soutient que les secrets d’État légitimes doivent rester confidentiels, il estime que le simple fait de dépenser des fonds publics ne justifie pas la classification d’informations.

Une nouvelle ère politique

Le parti de centre-droit de Magyar, Tisza, est arrivé au pouvoir en avril à l’issue d’une élection historique qui a chassé le Fidesz du pouvoir. Au cours de sa campagne, Magyar s’est engagé à lutter contre la corruption systémique et à œuvrer pour le déblocage des subventions massives de l’UE qui avaient été gelées en raison de différends de longue date avec Bruxelles concernant l’engagement de la Hongrie en faveur de l’État de droit. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus