Licenciements: TUI France et Air France taillent dans le vif

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La direction de TUI France, premier opérateur touristique de l’Hexagone, a annoncé mercredi lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire vouloir supprimer jusqu’à 583 postes en raison des effets de la crise sanitaire, soit les deux tiers de ses effectifs, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Le projet présenté aujourd’hui en CSE prévoit la suppression de 317 postes », un chiffre qui montera à 583 postes en prenant en compte les 65 agences en propre (« intégrées ») que l’entreprise entend franchiser ou céder, a indiqué la direction dans un communiqué, confirmant des informations obtenues de source syndicale.

« C’est terrible pour nous », a réagi auprès de l’AFP Lazare Razkallah, secrétaire du CSE. Le voyagiste allemand TUI a annoncé en mai son intention de supprimer 8.000 postes dans le monde, soit plus de 10% de ses effectifs, conséquence de la pandémie de coronavirus qui a mis à l’arrêt la plupart de ses activités. Les conséquences de cette restructuration en Belgique ne sont pas encore connues.

Air France

Air France travaille elle à l’élaboration d’un plan de départs volontaires. La compagnie espère ainsi se séparer de 6.000 travailleurs au sol, 2.000 membres du personnel de cabine et 300 pilotes, ce qui lui permettrait de limiter le nombre de licenciements à venir en conséquence de la crise sanitaire, a appris mercredi l’agence Bloomberg à bonne source.

Les coupes dans le personnel pourraient concerner jusqu’à 17% des collaborateurs d’Air France. La deuxième compagnie européenne devrait divulguer les détails de son plan dans les prochaines semaines. Sa société soeur, la néerlandaise KLM, va elle aussi encore tailler dans ses effectifs, après avoir déjà annoncé des départs volontaires.

Tout le secteur est en grande difficulté: 12.000 emplois vont passer à la trappe chez British Airways et Lufthansa, maison mère de Brussels Airlines, a fait état d’un « surplus » de 22.000 travailleurs. Au sein de la compagnie belge, un quart des 4.000 membres du personnel sont menacés.

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