Principaux renseignements
- Bruxelles a mis en place une structure de commandement unifiée pour lutter contre la violence liée à la drogue.
- Les autorités fédérales déploient davantage d’agents et des technologies de surveillance de pointe.
- Les responsables associent une politique répressive à des mesures de prévention sociale pour démanteler les gangs criminels.
Pour lutter contre l’escalade de la violence liée à la drogue, les maires de Bruxelles ont mis en place une structure de commandement unifiée. Michel Goovaerts, chef de la police d’Ixelles (Bruxelles-Capitale), a été désigné « commandant Gold » pour superviser les six zones de police de la ville. C’est ce qu’indique VRT NWS.
Ce modèle de commandement, précédemment utilisé lors des célébrations du Nouvel An pour gérer les troubles urbains, sera désormais appliqué de manière permanente afin de coordonner les moyens spécialisés, notamment les unités d’intervention et les équipes cynophiles, en particulier lors des opérations nocturnes.
Renforcement du déploiement fédéral
Parallèlement à ce changement structurel, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin déploie 50 agents fédéraux supplémentaires et renforce la présence des unités spéciales et de la police judiciaire fédérale.
Le ministre a qualifié l’instabilité actuelle — mise en évidence par des attaques contre des commissariats à l’aide d’armes de type militaire — d’urgence nationale exigeant une attention prioritaire immédiate de la part du Conseil de sécurité nationale. Il a souligné que l’instabilité dans certains quartiers comme Anderlecht menaçait la sécurité de l’ensemble du pays.
Réformes
Des améliorations technologiques et logistiques sont également en cours. D’ici octobre, l’ensemble des interventions policières sera centralisé au sein de l’organisme régional de sécurité Safe.brussels. De plus, le service ARGOS, qui gère la reconnaissance des plaques d’immatriculation et les images de vidéosurveillance, bénéficiera de ressources supplémentaires pour aider les enquêteurs à démanteler les réseaux criminels.
Réorientations de la politique fédérale
Le ministre Quintin a proposé plusieurs réorientations de la politique fédérale afin de soutenir ces efforts en matière de sécurité. Il s’agit notamment d’augmenter la capacité d’accueil des centres fermés pour migrants sans papiers, de mettre en place l’immatriculation obligatoire des trottinettes électriques, d’agrandir les centres de détention pour mineurs et d’accroître le déploiement de personnel militaire. Actuellement, 45 soldats assistent déjà la police dans les nœuds de transport.
Le ministre a également exhorté les maires locaux à recourir à des outils administratifs, tels que l’interdiction des rassemblements ou la fermeture d’établissements liés au crime organisé, et a appelé à la mise en place d’un poste de commandement permanent fonctionnant 24 heures sur 24.
Verlinden souhaite obtenir davantage de moyens
Parallèlement à la répression, les responsables bruxellois mettent l’accent sur la prévention sociale afin d’empêcher les gangs de recruter des personnes vulnérables. La ville prévoit d’ajouter 450 places d’hébergement pour les personnes sans titre de séjour afin de réduire leur vulnérabilité à l’exploitation. Les maires réclament également un financement régional durable pour les programmes de prévention communautaire et un soutien aux services de désintoxication.
Par ailleurs, la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a souligné la nécessité de disposer de ressources judiciaires supplémentaires, en précisant que la résolution de la crise exigeait une coopération à plusieurs niveaux entre toutes les branches du gouvernement. (fc)
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