Principaux renseignements
- TotalEnergies a finalisé son retrait du projet Arctic LNG 2.
- Le recouvrement financier des prêts en cours, d’un montant de 1,1 milliard d’euros, reste peu probable.
- La Russie s’appuie sur la coopération chinoise pour contourner les sanctions occidentales.
TotalEnergies a officiellement finalisé son retrait du projet Arctic LNG 2, une initiative gazière russe actuellement visée par les sanctions occidentales. Cette décision fait suite à une annonce faite en juillet par le PDG Patrick Pouyanne, qui avait détaillé le transfert de la participation de 10 pour cent détenue par l’entreprise à NordLine, une filiale de l’actionnaire majoritaire, Novatek.
Le géant français de l’énergie avait auparavant enregistré une perte de 3,5 milliard d’euros sur cet investissement en 2022, peu après le lancement par la Russie de son offensive à grande échelle contre l’Ukraine.
Pertes financières
Bien que la société ne soit plus actionnaire, elle conserve une créance de 1,1 milliard d’euros au titre des prêts accordés au projet. TotalEnergies a toutefois reconnu que le recouvrement de ces fonds était improbable à l’heure actuelle, soulignant que tout remboursement éventuel dépendrait de l’évolution future de la législation en matière de sanctions.
La Russie
Le processus de sortie des marchés russes s’est avéré difficile pour de nombreuses entreprises occidentales depuis 2022, le Kremlin exigeant désormais l’accord du président pour la vente d’actifs. TotalEnergies n’a obtenu que récemment l’autorisation nécessaire pour céder sa participation dans le projet Arctic LNG 2.
Bien que l’entreprise ait rompu ses liens avec cette entreprise spécifique, elle continue de détenir des participations importantes dans Novatek (19,4 pour cent) et le gisement de Yamal (20 pour cent). En raison des restrictions en vigueur, ces participations restantes ne peuvent actuellement pas être vendues.
Un projet en difficulté face aux sanctions
L’installation Arctic LNG 2, située sur la péninsule de Gydan, représente un investissement colossal de 21 milliards de dollars mené par Novatek. Conçu pour produire près de 20 millions de tonnes de GNL par an à partir du gisement d’Utrenneye, le projet a rencontré des difficultés en raison des sanctions occidentales.
Ces sanctions ont entravé l’obtention des financements essentiels, des technologies et des méthaniers brise-glace spécialisés nécessaires aux exportations vers l’Arctique.
Le tournant vers la Chine
Malgré ces obstacles, la Russie a réussi à maintenir ses activités en trouvant des solutions logistiques alternatives et en réorientant ses échanges commerciaux vers la Chine. Les expéditions de marchandises vers la Chine ont débuté en 2025 et se sont intensifiées tout au long de l’année 2026. Cette évolution met en évidence une double réalité : si les sanctions occidentales ont entraîné des perturbations importantes, la Russie s’est de plus en plus appuyée sur la coopération chinoise pour contourner ces barrières économiques. (fc)
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