Principaux renseignements
- Le ministre Bernard Quintin (MR) souhaite intensifier considérablement la lutte contre la criminalité liée à la drogue afin de mettre un terme à la vague de fusillades à Bruxelles.
- Les autorités fédérales réfutent les allégations de pénurie de moyens policiers dans la capitale.
- Des défaillances administratives locales retardent l’installation de caméras de surveillance indispensables.
Selon le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR), la récente vague de fusillades à Bruxelles montre qu’il faut poursuivre la lutte contre la criminalité liée à la drogue. C’est ce qu’il a déclaré lors d’une interview accordée à Radio 1.
Escalade de la violence dans la capitale
La ville a connu une recrudescence inquiétante de la violence, avec six fusillades distinctes survenues en l’espace de quelques jours. Ces incidents ont touché plusieurs quartiers, notamment Anderlecht, Saint-Josse-ten-Noode et Saint-Gilles.
Polémique sur les ressources policières
Concernant les effectifs policiers, Quintin a affirmé avoir déjà renforcé les effectifs de la Police judiciaire fédérale dans la capitale. Cela contredit les déclarations du bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette, qui a fait valoir que Bruxelles avait besoin de ressources équivalentes à celles allouées à Anvers. Le ministre a toutefois nié que la capitale soit négligée au profit de la ville portuaire.
Obstacles administratifs et gouvernance locale
Quintin a également appelé à abandonner les accusations mutuelles au profit d’une approche plus collaborative, tout en soulignant les défaillances de la gouvernance locale.
Il a fait remarquer que, malgré l’allocation d’un million d’euros pour la modernisation des caméras de surveillance dans la zone Sud, l’installation a pris jusqu’à deux ans de retard en raison de problèmes d’aménagement paysager locaux, tels que l’emplacement des arbres. Il a fait valoir que ces obstacles administratifs ne relèvent pas de la responsabilité du ministère de l’Intérieur.
Pressions politiques
À l’issue d’une visite prévue au commissariat d’Anderlecht, le ministre devrait s’adresser à la commission des affaires intérieures de la Chambre. Cette réunion a été demandée par les partis d’opposition, notamment le PS et le Vlaams Belang.
Ortwin Depoortere, président de la commission issu du Vlaams Belang, a critiqué le gouvernement, se demandant si le nombre de promesses non tenues visant à endiguer la violence avait dépassé le nombre de balles tirées dans les rues.
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