Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont baissé, les opérateurs ayant procédé à des prises de bénéfices.
- Les marchés ont ignoré les sanctions américaines contre l’Iran, dont l’impact attendu est jugé faible.
- Les réserves stratégiques, en voie d’épuisement, ont atteint leur plus bas niveau depuis 1982.
Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur tendance baissière, après avoir reculé de plus de 2 pour cent lors de la séance précédente. À 10 h 06, le Brent s’établissait à 90,24 dollars le baril, contre 84,62 dollars le baril pour le WTI. Ce recul fait suite à une période de prise de bénéfices après deux semaines de hausse des cours, qui avaient auparavant poussé le brut américain à son plus bas niveau hebdomadaire.
Indifférence des marchés face aux sanctions contre l’Iran
Malgré les efforts du gouvernement américain pour renforcer les restrictions économiques à l’encontre de l’Iran, les acteurs du marché sont restés largement indifférents.
Les stratèges d’ING ont noté que les opérateurs considèrent les tentatives américaines visant à décourager le commerce international avec l’Iran comme des événements insignifiants, peu susceptibles de modifier la dynamique générale du marché.
Avertissements du Trésor
Le renforcement des sanctions a été détaillé par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui a averti les pays que le fait de ne pas cesser leurs relations commerciales avec l’Iran pourrait entraîner leur exclusion du réseau financier centré sur le dollar.
Toutefois, le calendrier précis de ces mesures et les pays visés restent inconnus, l’administration ayant l’intention d’accorder un délai de mise en conformité.
Pression économique contre action militaire
Les analystes estiment que la préférence accordée aux sanctions économiques plutôt qu’à une intervention militaire a apaisé les craintes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient. Ils ont expliqué que les investisseurs perçoivent la pression financière comme une voie moins volatile que les combats directs, ce qui a empêché une flambée des prix.
Ils ont néanmoins averti que le risque d’interférence dans le transport maritime persiste, ce qui maintient une légère prime sur les prix.
Tensions régionales
Les tensions restent vives dans la région, comme en témoigne une récente attaque contre un pétrolier près d’Oman. De plus, l’Iran continue d’affirmer sa domination sur le détroit d’Ormuz, artère vitale pour environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Le gouvernement iranien a récemment identifié 45 navires pour violation de sa réglementation maritime, menaçant de saisir leurs cargaisons.
Épuisement des réserves stratégiques
Le conflit en cours impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a débuté fin février, a contraint plusieurs pays à puiser dans leurs stocks de pétrole.
Des données récentes du ministère américain de l’Énergie confirment cette tendance, indiquant que la réserve stratégique de pétrole a diminué d’environ 3,7 millions de barils la semaine dernière, atteignant son plus bas niveau depuis 1982.
(at)
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