Principaux renseignements
- La Belgique doit réduire ses dépenses de 10 milliards d’euros d’ici le 13 octobre afin de réduire le déficit public.
- Les partis de la coalition font face à d’intenses négociations concernant les coûts des soins de santé et les hausses d’impôts.
- La hausse des taux d’intérêt restreint le budget et augmente le coût de la dette publique.
Le Premier ministre Bart De Wever est de retour en Belgique après un voyage en famille au Japon, marquant ainsi la fin de l’accalmie estivale dans la capitale. Son arrivée marque le début d’une période décisive pour le gouvernement fédéral, qui doit respecter une échéance cruciale, fixée au 13 octobre, pour identifier 10 milliards d’euros de coupes budgétaires supplémentaires. Cette manœuvre financière est essentielle pour ramener le déficit public de 5,2 pour cent (38,2 milliards d’euros) du PIB à l’objectif de 4 pour cent.
L’état de l’Union
Le chemin menant au discours annuel sur l’état de l’Union s’annonce semé d’embûches. La coalition gouvernementale à cinq partis — composée de la N-VA, du MR, de Vooruit, du cd&v et des Engagés — doit parvenir rapidement à un accord. Si les premières réunions bilatérales avec les vice-premiers ministres débuteront sous peu, les négociations les plus intenses sont attendues à la mi-septembre et devraient aboutir à un sommet à huis clos, à l’image des sessions marathon organisées lors de la formation du gouvernement.
La hausse des taux d’intérêt à long terme, qui augmente le coût du service de la dette publique belge et réduit la marge de manœuvre budgétaire, vient accentuer la pression.
Sécurité sociale, indice et impôts
La recherche de ces économies est compliquée par le fait que la plupart des compétences administratives relèvent des gouvernements régionaux plutôt que du niveau fédéral. De Wever a décrit le processus budgétaire comme une « lasagne », dans laquelle chaque parti doit accepter un mélange de mesures acceptables et de mesures désagréables pour parvenir à un accord final.
Les principaux domaines à l’étude comprennent des ajustements du système de sécurité sociale, des modifications de l’indexation et d’éventuelles hausses d’impôts.
Dépenses de santé
Parmi les mesures spécifiques envisagées figurent la réduction de la norme de croissance des dépenses de santé — qui couvre les coûts liés au vieillissement de la population — et l’augmentation de la participation financière des patients lors des consultations chez le médecin ou le kinésithérapeute. De plus, le gouvernement réexamine le système des « allocations majorées », qui réduit actuellement la participation financière de millions de citoyens.
Augmentation de la TVA
Un autre point de discorde concerne l’allègement fiscal proposé pour la fin de la législature, qui apporterait au citoyen moyen environ 823 euros par an. Alors que des partis comme la N-VA, le MR et le cd&v insistent pour que cette mesure reste intouchable, le report de ces allègements pourrait permettre de dégager une part significative des 10 milliards d’euros nécessaires.
Parallèlement, le gouvernement débat de l’opportunité d’augmenter les taxes à la consommation par le biais de hausses de la TVA ou d’introduire des impôts plus élevés sur la fortune. Ces options restent source de divisions, le MR s’opposant aux hausses de TVA et Vooruit plaidant en faveur d’une imposition plus lourde des actifs. (fc)
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