Principaux renseignements
- La Belgique cherche à lever 2 milliards d’euros en vendant une participation de 20 pour cent dans Belfius.
- Des hommes d’affaires de premier plan Roland Duchâtelet et Luc Tack et des sociétés d’investissement s’intéressent à la banque pour élargir leur portefeuille.
- Des bénéfices records coexistent avec une forte augmentation des provisions pour pertes sur prêts potentielles.
Les éminents hommes d’affaires belges Roland Duchâtelet et Luc Tack envisageraient, selon certaines informations, d’investir dans la banque publique Belfius.
Duchâtelet, Tack et Coucke
Selon des informations parues dans De Tijd, les deux entrepreneurs considèrent cette banque comme une opportunité d’élargir leurs portefeuilles d’investissement nationaux. Tack est connu pour son influence dans le secteur manufacturier via Picanol et Tessenderlo. Duchâtelet, quant à lui, est un actionnaire important des entreprises de semi-conducteurs X-Fab et Melexis.
Parmi les autres soumissionnaires potentiels cités figurent la société d’investissement CVC, l’entrepreneur Marc Coucke et la société WorxInvest, basée à Anvers. Il n’est toutefois pas certain que ces parties soumettent des offres formelles non contraignantes, les détails financiers étant encore en cours d’évaluation.
2 milliards d’euros
Le gouvernement fédéral belge a l’intention de céder une participation de 20 pour cent dans Belfius, dans le but de générer plus de 2 milliards d’euros pour le Trésor public. Depuis 2011, à la suite de la crise de Dexia, le gouvernement détient l’intégralité du capital de l’établissement.
D’ici début septembre, le cabinet restreint fédéral devrait examiner la liste des parties intéressées et sélectionner une liste restreinte de candidats qui se verront accorder l’accès aux documents financiers internes de la banque aux fins d’une vérification préalable.
Débat politique
Alors que le processus de privatisation avance, les discussions politiques concernant l’avenir de la banque se poursuivent. Georges-Louis Bouchez, du parti MR, a plaidé en faveur d’une fusion entre Belfius et l’assureur Ethias. Cette proposition se heurte à des obstacles de taille, car le gouvernement fédéral ne détient qu’une participation minoritaire dans Ethias, le reste étant détenu par les régions flamande et wallonne.
Par ailleurs, une analyse indépendante a suggéré que le maintien d’Ethias en tant qu’entité autonome constituait la voie la plus viable et a souligné qu’une fusion sans processus de vente transparent pourrait poser des problèmes juridiques. Le ministre des Finances, Jan Jambon, a été chargé de discuter de la possibilité d’une telle union avec les gouvernements régionaux.
Performance financière
D’un point de vue financier, Belfius a affiché de solides performances, enregistrant un bénéfice net record de 521 millions d’euros pour le premier semestre, soit une hausse de 9,3 pour cent. Malgré ce succès, la banque a fait preuve de prudence face au climat économique en augmentant considérablement ses provisions pour pertes potentielles sur prêts, les portant à 123 millions d’euros contre 6 millions d’euros auparavant. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

