Principaux renseignements
- Bank of America consacre 250 milliards de dollars (216,6 milliards d’euros) au financement d’infrastructures numériques et physiques aux États-Unis.
- Trois axes stratégiques ciblent l’énergie, les transports et le calcul haute performance.
- Les grandes banques se livrent à une course au financement des modernisations nationales en matière d’IA et d’énergie.
Bank of America a annoncé son engagement à allouer 250 milliards de dollars (216,6 milliards d’euros) au développement des infrastructures numériques et physiques américaines. C’est ce que rapporte Reuters.
Initiative de financement des infrastructures critiques
Cette « Initiative de financement des infrastructures critiques » vise à stimuler la croissance économique nationale et à créer des milliers de nouveaux emplois. La banque a l’intention de proposer une gamme complète d’outils financiers, comprenant des services de conseil, un soutien aux marchés de capitaux et des prêts directs.
Les trois piliers de l’investissement
L’orientation stratégique de ce financement s’articule autour de trois piliers principaux : les infrastructures de base telles que le gaz naturel et les transports, les systèmes énergétiques, y compris le stockage et les énergies renouvelables, et les infrastructures numériques telles que le calcul haute performance et les centres de données.
Selon Karen Fang, cadre supérieure de l’entreprise, répondre aux besoins en constante évolution du pays nécessite une mobilisation massive de capitaux et des stratégies financières intégrées faisant le lien entre les marchés publics et privés.
Paysage concurrentiel dans le secteur bancaire
L’initiative s’inscrit dans une tendance plus large parmi les grandes banques américaines, qui se livrent à une course pour tirer profit des besoins croissants en matière de modernisation énergétique, de minéraux critiques et d’installations basées sur l’IA.
BofA rejoint d’autres géants du secteur dans cette démarche. Morgan Stanley s’est récemment engagé à mobiliser 1 500 milliards de dollars (1 300 milliards d’euros) pour la technologie et les infrastructures sur dix ans, tandis que JPMorgan Chase avait précédemment dévoilé une stratégie similaire de 1 500 milliards de dollars ciblant l’industrie manufacturière de pointe, la défense et l’énergie afin de renforcer la sécurité nationale.
Cycle de financement
En ce qui concerne le cycle financier de ces projets, Fang a souligné que la construction débute généralement par des prêts d’une durée de cinq à sept ans, qui sont ensuite convertis en dette à long terme pouvant aller jusqu’à deux décennies une fois les installations opérationnelles. Elle a insisté sur le fait que ces investissements à grande échelle constituent des catalyseurs essentiels pour la prospérité à long terme et une croissance économique durable.
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