L’OTAN souhaite mettre à profit l’expérience acquise en Ukraine dans le domaine de l’IA et des drones sur son flanc est, près de la Russie


Principaux renseignements

  • L’OTAN intègre des essaims de drones pilotés par l’IA pour garantir la capacité de combat en cas de brouillage électronique.
  • Des réseaux de surveillance avancés sécuriseront le flanc est de l’alliance, de la mer Noire à la Finlande.
  • Des systèmes autonomes se chargent des missions logistiques et de reconnaissance à haut risque afin de minimiser l’exposition des humains au danger.

En tirant les leçons du conflit en Ukraine, l’OTAN fait évoluer sa stratégie militaire pour mettre l’accent sur l’utilisation de l’intelligence artificielle, de la technologie satellitaire, des capteurs et des drones.

Essaims de drones

Selon un article du Bild, l’alliance adopte des tactiques d’automatisation observées sur le front ukrainien, notamment le déploiement d’essaims de drones pilotés par l’IA. Ces systèmes avancés peuvent se coordonner entre eux et frapper des cibles de manière autonome, garantissant ainsi la continuité des opérations même lorsque des interférences électroniques perturbent les communications humaines.

Renforcement du flanc oriental

Afin de protéger ses territoires orientaux, l’OTAN entend mettre en place un réseau complet de défense et de surveillance s’étendant de la mer Noire à la Finlande. Cette infrastructure vise à identifier et à neutraliser rapidement toute incursion russe potentielle.

Le recours à ces technologies s’inspire directement du succès de l’Ukraine dans l’utilisation de l’IA pour piloter des drones et mener des attaques de haute précision.

Automatisation

La nécessité d’une telle automatisation a été soulignée par le major Ben Schiff de l’armée américaine, responsable de l’infrastructure numérique de l’OTAN. Il a fait remarquer que, même si les humains resteront les décideurs en ce qui concerne les objectifs des missions, l’ampleur même des opérations de drones rend impossible le contrôle manuel de chaque unité par des pilotes humains.

À l’avenir, les systèmes autonomes sont appelés à assumer divers rôles au combat. Alors que les drones aériens seront chargés de repérer les ennemis, les véhicules terrestres robotisés seront utilisés pour la logistique et les opérations à haut risque afin de minimiser l’exposition des humains au danger. L’OTAN a toutefois précisé que ces outils sont destinés à soutenir les soldats plutôt qu’à les remplacer, garantissant ainsi que les commandants humains conservent l’autorité finale sur l’usage de la force.

Mise en œuvre concrète

Des applications pratiques de ces défenses inspirées de l’expérience ukrainienne font déjà leur apparition au sein des forces de l’OTAN. Lors des exercices « Freedom Shield 2026 » menés près de la Biélorussie, la 45e brigade blindée allemande a utilisé des chars Leopard 2 et des véhicules de transport Fuchs équipés d’un blindage anti-drone sur mesure.

Ces cages de fortune ont été mises au point à partir des données de combat recueillies en Ukraine afin de protéger les véhicules contre les explosifs largués et les frappes de drones FPV.

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