Les super-riches se sont enrichis grâce à la pandémie: ‘Le reflet d’un système économique défaillant’

Bernard Arnault a réintégré le groupe des centi-milliardaires – Isopix

La te sur les bourses qui a suivi la nouvelle positive concernant le vaccin de Pfizer et BioNTech a permis au propriétaire français du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, d’entrer hier dans le club fermé des ‘centi-milliardaires’. Il s’agit de personnes dont la richesse est estimée à plus de 100 milliards de dollars. Il y a deux ans, un seul homme détenait une telle fortune. Aujourd’hui, ils sont cinq.

La spectaculaire hausse de certaines actions durant la pandémie COVID-19 n’a fait qu’accroître la fortune de personnes qui étaient déjà, pour la plupart, milliardaires. C’est ce que démontrent les données de l’indice des milliardaires de Bloomberg. Outre Arnault, on recense quatre autres magnats dont la fortunée est estimée à plus de 100 milliards de dollars : Bill Gates, Jeff Bezos, Elon Musk et Mark Zuckerberg.

Arnault a reçu le statut de centi-milliardaire hier, lorsque les investisseurs se sont rués vers des achats frénétiques, enthousiasmés par l‘annonce de Pfizer concernant l’efficacité de son vaccin contre le coronavirus. Notons que le propriétaire de LVMH fait plutôt son ‘retour’ dans ce groupe, puisqu’il l’avait déjà rejoint en juin 2019, avant d’en être éjecté durant plusieurs mois.

La pandémie enrichit les riches

Selon l’indice des milliardaires de Bloomberg, la fortune collective des cinq magnats a diminué de 68 milliards de dollars mardi. Mais 2020 s’est révélé être une année ultra-positive pour les super-riches. La fortune collective des 500 milliardaires de l’indice a augmenté de 21 % (de 1.200 milliards de dollars) depuis janvier.

Jamais, auparavant, il n’y avait eu cinq centi-milliardaires sur Terre. Jusqu’en 2018, Jeff Bezos était d’ailleurs le seul. Chuck Collins, qui étudie les inégalités pour le think tank Institute for Policy Studies, s’est montré dépité. ‘Ce n’est pas une étape importante à célébrer, mais bien l’inquiétant reflet d’un système économique mondial défaillant’, a-t-il déclaré à Bloomberg.

Le plus gros bénéfice d’hier est celui d’Amancio Ortega, propriétaire du magasin de vêtements Zara. Celui-ci a ajouté 7,6 milliards de dollars à ses actifs grâce à la frénésie des investisseurs. Un gain tellement important qu’il a permis d’effacer la moitié des pertes qu’Ortega avait subies en raison de la pandémie.

Les ‘marches de confinement’ qui ont grandi grâce au télétravail et aux restrictions sanitaires, dans lesquels s’inscrivent des sociétés telles que Netflix et Zoom, faisaient, elles, partie du camp des perdants mardi.