Les fruits et légumes ont disparu des étals au Royaume-Uni à cause du Brexit

Le Brexit a des conséquences directes sur la vie des Britanniques. Depuis quelques jours, il devient de plus en plus compliqué de trouver des fruits et des légumes dans les rayons frais. La faute aux lourdeurs administratives du Brexit, et ce n’est pas près de s’arranger.

Chou-fleur, laitue, orange, fraise, carotte, etc. Ils ont tous manqué dans les rayons des supermarchés britanniques. La moitié de ses fruits et légumes du proviennent d’Europe. Et avec la nouvelle frontière, les échanges se sont fortement complexifiés.

Au début du mois, les grossistes européens ont hésité à envoyer leurs marchandises de l’autre côté de la Manche. Ils craignaient d’être bloqués par des embouteillages, comme ceux connus à fin de l’année, mais aussi un certain ralentissement de la procédure, qui aurait gâché les produits frais.

Camions refoulés

Ces derniers jours, le nombre de camions traversant la frontière revient doucement à ses niveaux habituels. Mais la paperasse administrative ne suit pas. Le Brexit demande de nouvelles procédures aux frontières et les entreprises ne sont apparemment pas toutes prêtes.

The Road Haulage Association a expliqué au Daily Mail que sur 2.000 camions quotidiens qui ont traversé la Manche la semaine passée, environ 20% ont été refoulés, soit pour absence de test Covid-19, soit pour un problème dans leurs documents douaniers. Plus il y aura de camions — la normale étant à 6.000 camions quotidiens — plus les problèmes seront nombreux.

L’association pense que le problème va encore se compliquer cette semaine, car les contrôles à la frontière française, qui se montraient quelque peu laxistes jusqu’ici, vont s’intensifier dès ce lundi. Des embouteillages encore plus importants sont donc à prévoir.

Appel au gouvernement

Les entreprises transfrontalières, mais aussi les supermarchés, espèrent que le gouvernement va se pencher sur la paperasse liée au Brexit. Ils aimeraient que celle-ci soit simplifiée. ‘Cela aurait dû figurer en tête de l’ordre du jour du gouvernement, mais cela ne leur aura même pas traversé la tête’, explique en colère le directeur commercial du grossiste, Nature’s Choice, Vernon Mascarenhas.

Selon le média Euractiv, le gouvernement britannique aurait prévu 705 millions de livres (800 millions d’euros) pour aider les points frontaliers à gérer plus facilement le trafic. Les entreprises qui traversent la Manche devraient également être aidées dans leurs démarches. Mais comme l’accord sur le Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni n’a été conclu qu’à la veille de Noël, cela ne laissait pas beaucoup de temps pour préparer le changement.

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François Normand
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