Principaux renseignements
- L’emploi étudiant privilégie désormais les engagements à l’année plutôt que les jobs d’été saisonniers.
- Le « travail constant » menace la réussite scolaire de près de trente pour cent des étudiants.
- La main-d’œuvre jeune supplante rapidement les travailleurs permanents peu qualifiés dans l’économie.
Des données récentes du RSZ indiquent un changement significatif dans la manière dont les jeunes concilient études et emploi, le concept traditionnel d’emploi uniquement estival devenant obsolète.
En 2025, le nombre d’étudiants salariés a atteint un pic de près de 650 000, soit une augmentation de 1,3 pour cent. Au cours de la dernière décennie, on a observé une hausse de 25 pour cent du nombre d’étudiants entrant sur le marché du travail, sous l’effet à la fois d’une population étudiante croissante et d’un élargissement des abattements fiscaux pour les heures de travail.
Un emploi à l’année
La nature de l’emploi étudiant a évolué, passant d’un travail saisonnier occasionnel à un engagement régulier tout au long de l’année. Jasper Hubeau, directeur au RSZ, note que l’ère du travailleur « uniquement estival » est en grande partie révolue, seuls 13 pour cent des étudiants suivant ce schéma. Au contraire, un tiers des étudiants salariés occupent désormais un emploi tout au long des quatre trimestres de l’année, intégrant leur travail comme une composante permanente de leur mode de vie.
Résultats scolaires
Cependant, cette tendance à l’emploi permanent peut avoir des répercussions sur la réussite scolaire. Une enquête Randstad menée auprès d’un millier d’étudiants a révélé qu’un sur trois continue de travailler pendant les périodes d’examens. De plus, près de 30 pour cent des personnes interrogées ont admis que leurs engagements professionnels avaient un impact négatif sur leurs résultats scolaires.
Éviction des travailleurs peu qualifiés ?
Une analyse économique globale réalisée par le Planbureau corrobore les conclusions, mettant en évidence une hausse de 58 pour cent du travail étudiant sur huit ans. Cette croissance dépasse de loin la hausse de 7 pour cent de l’emploi standard et contraste avec une baisse de 20 pour cent du travail intérimaire, ce qui suggère que les étudiants occupent de plus en plus des postes auparavant détenus par des travailleurs permanents peu qualifiés.
Salaire
Si les horaires de travail ont évolué, les secteurs privilégiés restent stables, le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration demeurant les choix les plus populaires. Environ 33 pour cent des étudiants trouvent leur emploi par l’intermédiaire d’agences de recrutement.
En termes de rémunération, le salaire horaire moyen en 2025 s’élevait à 15,47 euros. Le secteur de la santé offrait la rémunération la plus élevée, avec 18,88 euros de l’heure, suivi par le bâtiment et les services administratifs.
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