Légère baisse des cours de l’or : incertitudes au Moyen-Orient et craintes liées aux hausses des taux d’intérêt


Principaux renseignements

  • Les cours de l’or enregistrent une légère baisse malgré les incertitudes géopolitiques et les hausses potentielles des taux d’intérêt.
  • D’autres métaux précieux, tels que l’argent et le platine, ont affiché une performance positive.
  • La possibilité d’une hausse des taux d’intérêt remet en question l’attrait de l’or en tant qu’investissement.

Lundi matin, pendant les heures de négociation asiatiques, le cours de l’or est resté relativement stable, malgré l’incertitude persistante entourant le conflit au Moyen-Orient et l’évolution future des taux d’intérêt. Au cours de la matinée, les cours ont toutefois légèrement baissé. Après les baisses enregistrées ces deux derniers mois, le statut de l’or en tant que valeur refuge est quelque peu éclipsé par les inquiétudes quant à son potentiel d’attiser l’inflation.

Performance des métaux précieux

Le cours au comptant de l’or a reculé de 0,75 pour cent à 4 578,78 dollars l’once, vers 10 h 45, tandis que les contrats à terme pour juin sur l’or ont enregistré une baisse plus marquée de 1,1 pour cent, à 4 591,59 dollars l’once. L’argent a été plus durement touché. L’argent au comptant a baissé de 1,1 pour cent à 74,27 dollars l’once, et les contrats à terme sur l’argent pour juillet ont reculé de 2,14 pour cent à 74,78 dollars l’once.

Intervention américaine dans le détroit d’Ormuz

L’annonce par le président américain Donald Trump d’une opération navale visant à aider les navires commerciaux à traverser le détroit d’Ormuz vient ajouter à l’incertitude entourant l’Iran. Bien que les détails concernant cette opération restent vagues, le Commandement central américain a confirmé qu’elle impliquerait un renforcement des déploiements militaires dans la région du Moyen-Orient.

Les responsables iraniens ont averti que toute intervention des États-Unis à Ormuz serait perçue comme une violation de leur fragile accord de cessez-le-feu. Par ailleurs, le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé avoir reçu la réponse des États-Unis à son plan en 14 points proposant la réouverture d’Ormuz et la fin des hostilités. Cependant, il ne semble pas y avoir de voie claire vers une résolution immédiate du conflit, ce qui laisse penser que les prix du pétrole devraient rester élevés et que les craintes inflationnistes persisteront.

Incertitude de la Fed concernant les taux d’intérêt

La déclaration faite dimanche par Neel Kashkari, président de la Réserve fédérale de Minneapolis, concernant l’impact potentiel d’une guerre prolongée en Iran sur l’inflation et l’économie en général vient ajouter à la complexité des perspectives économiques. Kashkari a souligné que l’incertitude entourant le conflit entrave la capacité de la Fed à fournir des orientations claires sur la politique des taux d’intérêt, tout en laissant ouverte la possibilité de futures hausses de taux en raison des risques inflationnistes.

Réaction des banques centrales mondiales

Selon certaines informations, Kashkari faisait partie d’un nombre important de décideurs politiques qui se sont opposés à la tendance à l’assouplissement de la Fed lors de la réunion de la semaine dernière, reflétant des inquiétudes croissantes concernant l’inflation liée à l’énergie.

De plus, plusieurs grandes banques centrales à travers le monde ont signalé leur volonté de relever les taux d’intérêt ou ont déjà commencé à mettre en œuvre des hausses de taux en réponse à la crise iranienne. La Banque du Japon, la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont toutes laissé entrevoir des hausses de taux potentielles la semaine dernière, tandis que la Banque de réserve d’Australie devrait, selon les prévisions générales, relever ses taux mardi. (fc)

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