Le président de la Banque européenne d’investissement exclut toute candidature à la présidence de la BCE


Principaux renseignements

  • Nadia Calvino, présidente de la Banque européenne d’investissement, ne se présentera pas à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).
  • Plusieurs personnalités de premier plan apparaissent comme des successeurs potentiels de Christine Lagarde.
  • Les négociations politiques associeront probablement la présidence aux sièges du conseil d’administration arrivant à échéance.

Nadia Calvino, présidente de la Banque européenne d’investissement, a confirmé mardi qu’elle ne briguerait pas la présidence de la Banque centrale européenne à l’issue du mandat de Christine Lagarde, l’année prochaine. S’exprimant lors du sommet Reuters NEXT Europe à Londres, l’ancienne ministre espagnole de l’Économie a explicitement écarté la possibilité d’une candidature, affirmant sa pleine satisfaction et son dévouement à son rôle actuel à la BEI.

Des candidats potentiels se profilent

Bien que les responsables de l’UE ne devraient pas nommer de successeur avant le second semestre de l’année prochaine, plusieurs candidats font déjà l’objet de discussions. Parmi les prétendants potentiels figurent Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, Pablo Hernandez de Cos de la Banque des règlements internationaux, Joachim Nagel, directeur de la Bundesbank, et Klaas Knot, ancien directeur de la banque centrale néerlandaise.

Complexité du processus de sélection

Le processus de sélection pourrait être compliqué par le fait que trois sièges au conseil d’administration, dont ceux occupés par Schnabel et l’économiste en chef Philip Lane, arriveront à échéance l’année prochaine. Par conséquent, les dirigeants européens pourraient coordonner ces nominations dans le cadre d’un accord global, probablement influencé par les négociations politiques habituelles.

Compte tenu de la tradition officieuse selon laquelle les plus grands pays de l’UE occupent des postes permanents au conseil d’administration, l’Allemagne et la France devraient se voir attribuer deux de ces postes vacants.

Précédents historiques

Le refus catégorique de Calvino reflète l’approche adoptée par Christine Lagarde avant sa propre nomination fin 2019. À l’époque, Lagarde avait également déclaré au Financial Times qu’elle n’avait aucun intérêt à briguer des postes de haut niveau au sein de la Commission ou de la BCE.

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