Hernández de Cos est le favori pour succéder à Lagarde à la présidence de la BCE


Principaux renseignements

  • D’après les évaluations des experts, Pablo Hernández de Cos apparaît comme le candidat favori à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).
  • Malgré les spéculations initiales et les idéologies perçues, le processus de sélection reste opaque et motivé par des considérations politiques.
  • Les tendances passées suggèrent que des candidats de compromis peuvent émerger tardivement dans le processus, rendant les prédictions difficiles.

Une récente enquête menée par l’OMFIF, un groupe de réflexion économique basé à Londres, a révélé que Pablo Hernández de Cos, ancien gouverneur de la Banque d’Espagne, est considéré comme le candidat le plus qualifié pour succéder à Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Ce sondage, auquel ont participé 20 experts en politique monétaire, a évalué cinq candidats potentiels sur la base de neuf critères, notamment l’expérience en matière de banque centrale, les compétences en leadership et la gestion de crise.

Classement des candidats

Hernández de Cos, qui occupe actuellement le poste de directeur général à la Banque des règlements internationaux à Bâle, a obtenu une note moyenne de 1,77 sur 5. Il est suivi de près par Joachim Nagel (président de la Bundesbank), Klaas Knot (ancien gouverneur de la banque centrale néerlandaise) et François Villeroy de Galhau (gouverneur français sortant).

Alors que Hernández de Cos est généralement perçu comme un centriste avec une légère tendance accommodante, Villeroy de Galhau est considéré comme un centriste, et Nagel et Knot sont perçus comme des faucons modérés.

Processus de sélection opaque

Le processus de sélection du président de la BCE est réputé pour son opacité et son influence politique, ce qui rend son issue difficile à prédire. Historiquement, les négociations de dernière minute entre les États membres de l’UE ont joué un rôle significatif dans le choix du candidat final.

Bien que le mandat de Lagarde ne prenne fin qu’en octobre 2027, les spéculations sur son successeur ont déjà commencé. Certains experts estiment qu’elle pourrait démissionner prématurément afin de permettre à la France et à l’Allemagne de pourvoir ce poste crucial avant l’élection présidentielle française de 2027. Cependant, les récents développements géopolitiques, tels que la guerre en Iran et son impact potentiel sur l’inflation, pourraient influencer la décision de Lagarde de rester en poste.

Mise en avant d’autres candidats

L’enquête de l’OMFIF a également mis en avant les solides qualifications d’autres candidats. Nagel a obtenu les meilleurs scores pour son expertise des marchés financiers et ses compétences en gestion de crise. Hernández de Cos s’est distingué par sa formation en économie monétaire, sa réputation de rassembleur, ses références européennes et sa capacité à obtenir le soutien d’États membres clés au-delà de l’Espagne.

Il est important de noter que les favoris par le passé n’ont pas toujours obtenu le poste, des candidats de compromis émergeant souvent tardivement dans le processus. La nomination inattendue de Lagarde en 2019 rappelle la nature imprévisible de ce processus de sélection. (fc)

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