La BCE évalue l’impact de la guerre en Iran sur l’inflation dans la zone euro


Principaux renseignements

  • La Banque centrale européenne (BCE) fait preuve de prudence quant aux répercussions inflationnistes potentielles de la guerre en Iran, sans se précipiter pour relever ses taux.
  • Les décideurs politiques privilégient une approche mesurée, en observant attentivement les données avant de se prononcer sur les futurs coûts d’emprunt.
  • Une action préventive contre d’éventuels effets de second tour sur les prix reste une option envisagée par la BCE.

La BCE doit trouver un équilibre délicat alors qu’elle surveille les répercussions inflationnistes potentielles de la guerre en Iran. Madis Muller, membre du Conseil des gouverneurs, souligne la nécessité de faire preuve de vigilance sans recourir à des hausses de taux précipitées.

Évaluation des répercussions potentielles sur les prix

Bien que les données actuelles n’indiquent pas d’effets de second tour généralisés sur les prix, M. Muller met en garde contre l’hypothèse selon laquelle le choc énergétique serait temporaire et sans conséquence. Il reconnaît que la position de la BCE s’est améliorée par rapport à 2022, mais souligne l’importance d’éviter tout relâchement.

Muller suggère une approche mesurée, faisant preuve d’une certaine patience avant d’agir. Il souligne toutefois la nécessité de rester réactif et d’éviter de prendre du retard dans la lutte contre les pressions inflationnistes. Les discussions de la BCE portent sur l’opportunité de relever les coûts d’emprunt suite à la flambée des prix de l’énergie déclenchée par le conflit au Moyen-Orient. L’inflation de la zone euro dépassant déjà l’objectif de 2 pour cent, les décideurs politiques sont déterminés à empêcher une répétition de la hausse record des prix observée en 2022.

Report des décisions sur les taux

Actuellement, les responsables sont favorables au maintien des taux à leur niveau actuel en avril, reportant à la réunion de juin toute décision concernant l’impact total du conflit et les perspectives de paix. Muller note que les nouvelles informations disponibles ce mois-ci sont limitées, marquant ainsi sa dernière contribution aux décisions de politique monétaire avant la fin de son mandat non renouvelable en juin.

Il reconnaît l’absence de preuves concrètes concernant les effets de second tour, ce qui rend difficile de justifier une hausse immédiate des taux. Néanmoins, Muller reste prudent, conscient du risque de développements imprévus, tels que des revers dans les négociations de paix. Il souligne la nécessité de faire preuve de vigilance et de prendre au sérieux la possibilité de pressions plus généralisées sur les prix.

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