Principaux renseignements
- La Banque centrale européenne (BCE) doit examiner avec soin ses décisions en matière de taux d’intérêt compte tenu des incertitudes liées au conflit avec l’Iran. C’est ce qu’affirme Luis de Guindos, vice-président de la BCE.
- L’instabilité géopolitique découlant du conflit au Moyen-Orient menace de faire grimper l’inflation et de freiner l’activité économique dans toute l’Europe.
- Réagissant aux éventuels changements à la tête de la BCE, Guindos s’est dit convaincu que Pablo Hernández de Cos, ancien gouverneur de la Banque centrale espagnole, était un « excellent candidat » pour succéder à Christine Lagarde.
Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné la nécessité de faire preuve de prudence et d’adopter une approche mesurée lors de la fixation des taux d’intérêt en raison de l’incertitude persistante entourant le conflit avec l’Iran. Il a insisté sur le fait que si la politique monétaire ne peut pas atténuer complètement l’impact initial de tels événements sur les prix, elle peut efficacement prévenir les effets secondaires et maintenir des anticipations d’inflation stables.
Les décideurs politiques divisés sur la prochaine décision de taux
À un peu plus d’une semaine de la prochaine décision de taux de la BCE, les décideurs politiques semblent divisés sur l’opportunité d’ajuster les coûts d’emprunt. Guindos a reconnu le caractère imprévisible de la situation, citant comme exemple phare la fermeture et la réouverture fluctuantes du détroit d’Ormuz. Il a souligné que les négociations en cours constituaient un facteur crucial qui influencerait de manière significative les trajectoires et les anticipations d’inflation.
Guindos a souligné les conséquences économiques substantielles découlant du conflit au Moyen-Orient. Le qualifiant de choc négatif sur l’offre, il a reconnu la pression inflationniste qu’il exerce, déjà manifeste en Espagne et dans toute l’Europe. En outre, il a anticipé un ralentissement de l’activité économique dû à cette instabilité géopolitique. Malgré ces défis, Guindos a réitéré l’engagement indéfectible de la BCE en faveur de la stabilité des prix.
Changements à la tête de la BCE
Abordant la question d’éventuels changements à la tête de la BCE, Guindos a exprimé sa conviction que Pablo Hernández de Cos, ancien gouverneur de la Banque d’Espagne, est un « candidat exceptionnel » pour succéder à Christine Lagarde au poste de président de la BCE en 2024. Tout en reconnaissant que la décision finale revient aux gouvernements européens, Guindos a exprimé l’espoir que l’Espagne conserve sa représentation au sein de la BCE.
Aux côtés de Klaas Knot, ancien directeur de la banque centrale néerlandaise, de Cos (qui dirige actuellement la Banque des règlements internationaux) est considéré comme l’un des favoris pour le poste de président de la BCE. Cependant, Guindos a mis en garde contre le fait de se fier excessivement aux spéculations actuelles, rappelant à tous que la nomination de Christine Lagarde comme successeur de Draghi avait été inattendue. (fc)
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