Principaux renseignements
- Tobias Meyer, PDG du groupe DHL, met en garde contre une crise économique potentielle si le conflit au Moyen-Orient persiste et perturbe les chaînes d’approvisionnement en pétrole.
- Les perturbations actuelles font déjà grimper les coûts de transport, en particulier sur les liaisons entre l’Asie et l’Europe.
- Malgré ces défis, Meyer estime que les schémas du commerce mondial resteront globalement inchangés en raison de la nécessité du commerce international pour les biens essentiels.
La pénurie de pétrole actuelle représente une menace importante pour l’économie mondiale, selon Tobias Meyer, PDG du groupe DHL. Il met en garde contre le fait que si le conflit au Moyen-Orient continue de perturber les chaînes d’approvisionnement en pétrole, entraînant une hausse des coûts de transport, le monde pourrait atteindre un point critique d’instabilité économique. Meyer souligne que les consommateurs sous-estiment souvent l’impact de telles crises jusqu’à ce qu’une perturbation majeure, comme la fermeture d’une usine dans un pays développé, suscite une inquiétude généralisée.
Défis pour DHL
Bien que ce point de basculement n’ait pas encore été atteint, Meyer souligne l’urgence de résoudre le problème sous-jacent : le manque d’environ 10 à 12 millions de barils de pétrole brut par jour. Le conflit pose déjà des défis importants à DHL, la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz entravant la circulation des marchandises.
Meyer reconnaît que DHL n’a qu’un contrôle limité sur l’approvisionnement en carburant, mais souligne les discussions en cours avec les fournisseurs et l’importance de négocier les prix sur ce marché tendu. Il observe que les routes commerciales mondiales entre l’Asie et l’Europe sont de plus en plus restreintes, notamment parce que les compagnies aériennes occidentales évitent l’espace aérien russe et que les transporteurs du Golfe opèrent à capacité réduite.
Hausse des tarifs de fret
Cette situation entraîne une hausse des tarifs de fret, en particulier sur les liaisons entre l’Inde et l’Asie du Sud-Est vers l’Europe, une tendance que Meyer prévoit voir perdurer jusqu’à ce que le conflit au Moyen-Orient s’apaise.
Pour l’avenir, Meyer ne pense pas que le conflit modifiera fondamentalement les schémas du commerce mondial. Il souligne que certains biens essentiels, tels que les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux, nécessitent des réseaux de production et de distribution spécialisés, rendant le commerce international crucial pour leur disponibilité. (fc)
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