Les cours du pétrole reculent à l’approche des négociations cruciales entre les États-Unis et l’Iran


Principaux renseignements

  • Les contrats à terme sur le pétrole ont enregistré une baisse des cours en raison de prises de bénéfices et d’un climat de prudence sur les marchés à l’approche des négociations cruciales entre les États-Unis et l’Iran.
  • L’issue de ces négociations influence fortement les cours du pétrole : un échec pourrait déclencher une nouvelle flambée, tandis qu’un succès exercerait probablement une pression à la baisse.

Le marché des contrats à terme sur le pétrole brut a affiché une faiblesse et une volatilité le 21 avril. Les prises de bénéfices ont contribué à la baisse des prix des deux principaux indices de référence en début de séance en Asie. Cette légère correction reflète également un sentiment de prudence sur les marchés à l’approche des négociations attendues entre les États-Unis et l’Iran.

Négociations entre les États-Unis et l’Iran

Vers 10 h 15, le prix du pétrole brut WTI avait baissé de 0,95 pour cent, s’établissant à 86,59 dollars le baril. Le Brent a enregistré une baisse plus modérée de 0,54 pour cent, s’établissant à 94,97 dollars le baril.

Les dernières informations concernant les relations entre les États-Unis et l’Iran indiquent une impasse. Le président Trump a indiqué ne pas vouloir conclure d’accord à la hâte et a laissé entendre qu’une prolongation du cessez-le-feu était peu probable. Il a insisté sur deux exigences non négociables : un gel de l’enrichissement d’uranium pendant au moins 20 ans et le retrait de l’uranium hautement enrichi d’Iran, ainsi que la levée totale du blocus du détroit d’Ormuz. Trump a réitéré sa position selon laquelle le détroit resterait fermé jusqu’à ce qu’un accord de paix soit conclu.

La fermeté de l’Iran

La réaction de l’Iran est résolue. Malgré des informations selon lesquelles des négociateurs américains se rendraient au Pakistan, l’Iran maintient sa position de s’abstenir de participer aux négociations. Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef, a déclaré que l’Iran refusait de participer à des pourparlers sous ce qu’il a qualifié de « l’ombre des menaces » imposée par Washington. Des informations non confirmées provenant des médias américains suggèrent toutefois que l’Iran pourrait envoyer secrètement une délégation au Pakistan cette semaine.

Le marché attend un catalyseur

À l’heure actuelle, les cours du pétrole évoluent dans une fourchette étroite, après une forte hausse suivie d’une correction. Le marché attend manifestement un catalyseur pour déterminer la prochaine orientation. Les tensions géopolitiques et les anticipations du côté de l’offre restent les principaux facteurs influençant les fluctuations des prix.

Les négociations à venir entre les États-Unis et l’Iran devraient être le principal facteur influençant l’orientation du marché à court terme. Si aucun accord n’est conclu, les tensions géopolitiques pourraient s’intensifier à nouveau et provoquer une nouvelle hausse des prix du pétrole, même si son ampleur sera probablement moins spectaculaire que lors des pics précédents, les marchés ayant déjà largement intégré la diminution des risques extrêmes. À l’inverse, des négociations fructueuses laissant entrevoir une désescalade exerceraient probablement une pression à la baisse supplémentaire sur les prix du pétrole brut. (fc)

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