Principaux renseignements
- Les espoirs de paix au Moyen-Orient ont incité les investisseurs à se détourner des valeurs refuges telles que le dollar américain, provoquant sa baisse pour la deuxième semaine consécutive.
- Les marchés des changes anticipent que de nouveaux développements entraîneront des fluctuations importantes, l’optimisme actuel lié au cessez-le-feu ayant déjà été pris en compte dans les cours.
- Les banques centrales du monde entier restent prudentes face aux risques d’inflation découlant du conflit et évaluent avec soin les ajustements des taux d’intérêt.
Le dollar américain était en passe d’enregistrer sa deuxième baisse hebdomadaire consécutive, les espoirs de paix au Moyen-Orient ayant incité les investisseurs à réduire leurs positions sur des actifs refuges tels que le dollar.
Évolutions monétaires reflétant l’optimisme régional
Un cessez-le-feu entre Israël et le Liban est entré en vigueur, et le président Trump a laissé entrevoir une éventuelle rencontre avec l’Iran ce week-end. Cet optimisme a alimenté les attentes d’une désescalade dans la région, incitant les investisseurs à se tourner vers des actifs plus risqués.
L’euro et la livre sterling se sont tous deux raffermis face au dollar, récupérant en grande partie les pertes subies en raison du conflit initial. Les deux devises se situaient près de leurs plus hauts niveaux en sept semaines. L’indice du dollar, qui suit la performance du dollar face à un panier de devises majeures, est resté stable mais s’apprêtait à enregistrer une deuxième semaine de baisse.
Les banques centrales restent prudentes face à l’inflation
Les banques centrales du monde entier sont restées prudentes face aux risques d’inflation découlant du conflit. La Banque du Japon a souligné la nécessité d’une réflexion approfondie avant de décider de hausses des taux d’intérêt, compte tenu des faibles taux d’intérêt réels du pays.
Les rendements des bons du Trésor américain sont restés stables après avoir augmenté lors de la séance précédente, reflétant les inquiétudes persistantes concernant la hausse des prix du pétrole et son impact potentiel sur l’inflation. Les marchés anticipent actuellement que la Réserve fédérale maintiendra ses taux d’intérêt inchangés cette année.
Réaction internationale au conflit
Les décideurs politiques internationaux, notamment ceux du G7, se sont déclarés prêts à faire face aux risques économiques et inflationnistes découlant des effets du conflit au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. De même, la Banque centrale européenne a fait part de son approche prudente en matière de hausse des taux, soulignant la nécessité de disposer de données supplémentaires avant de prendre toute décision.
Les nouvelles positives en provenance du marché du travail américain, avec une baisse des nouvelles demandes d’allocations chômage supérieure aux prévisions, laissent entrevoir une stabilité persistante. Cette évolution est considérée comme offrant à la Réserve fédérale la flexibilité nécessaire pour maintenir sa politique actuelle en matière de taux d’intérêt tout en surveillant les conséquences inflationnistes du conflit. Les analystes mettent en garde contre le fait qu’une hausse des taux dans un contexte de chocs d’offre négatifs pourrait aggraver les difficultés économiques sans pour autant résoudre efficacement l’inflation liée à l’énergie à court terme. (fc)
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