Principaux renseignements
- Les développements géopolitiques, notamment un cessez-le-feu dans le conflit israélo-libanais et d’éventuels pourparlers de paix avec l’Iran, ont entraîné une baisse des cours du pétrole.
- Les tensions persistantes et les questions en suspens menacent la trêve fragile et pourraient raviver le conflit.
- Malgré les efforts diplomatiques, la menace militaire américaine contre l’Iran persiste, suscitant des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement sur les marchés mondiaux du pétrole.
Les cours du pétrole ont subi une pression à la baisse en début de séance en Asie en raison de deux développements géopolitiques importants. Premièrement, un cessez-le-feu de 10 jours a été mis en place entre Israël et le Liban. Deuxièmement, le président Donald Trump a laissé entendre la possibilité de reprendre les pourparlers de paix avec l’Iran au cours du week-end. Ces événements ont entraîné une baisse des cours de référence du WTI et du Brent.
Aujourd’hui à 10h50, le prix du baril de Brent a connu une baisse de 1,62 pour cent pour s’établir à 97,79 dollars. Le brut WTI a également connu une baisse de 1,81 pour cent pour atteindre 92,94 dollars le baril. »
Tensions persistantes
Malgré le cessez-le-feu, les tensions sont restées vives. L’armée libanaise a accusé Israël de violer l’accord, citant plusieurs attaques et des bombardements sporadiques. Pour compliquer encore la situation, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a insisté pour maintenir la présence des troupes israéliennes dans le sud du Liban pendant la trêve, une position rejetée par le Hezbollah qui s’oppose à accorder à Israël une liberté d’action sur le territoire libanais.
Le cessez-le-feu pourrait ouvrir la voie à la reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran. Le président Trump a déclaré que l’Iran avait accepté de renoncer au développement d’armes nucléaires et d’abandonner son programme nucléaire. Cependant, les responsables iraniens n’ont pas encore confirmé ces affirmations. Le représentant permanent de l’Iran auprès de l’ONU a exprimé un optimisme prudent concernant les négociations.
Les efforts diplomatiques se poursuivent. Dans le même temps, les États-Unis continuent de menacer d’une intervention militaire si les négociations échouent. Le blocus du détroit d’Ormuz a été étendu à tous les navires iraniens et à tous les navires soumis à des sanctions, quel que soit leur emplacement.
Inquiétudes
En prévision d’éventuelles négociations, les dirigeants de l’industrie pétrolière américaine ont exhorté le président Trump à ne pas autoriser l’Iran à imposer des péages aux navires traversant le détroit d’Ormuz. Ils font valoir qu’une telle mesure constituerait non seulement un danger considérable, mais porterait également atteinte au principe de liberté de navigation. Bien que Trump ait initialement envisagé de participer à un accord de péage avec l’Iran, la Maison Blanche a depuis réaffirmé que le détroit d’Ormuz est une zone de haute mer et doit rester ouvert.
Pour les marchés pétroliers, la prévention des pénuries critiques est la principale préoccupation. Même si un accord de paix est conclu entre les États-Unis et l’Iran, cela ne garantit pas pour autant la stabilité. De plus, cela n’élimine pas le risque d’une perturbation future de l’approvisionnement mondial en pétrole.
(jw)
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